Sonia Backès: «Macron doit entendre les calédoniens»

Sonia Backès: «Macron doit entendre les calédoniens»



Une fois n’est pas coutume, la candidate aux élections législatives Sonia Backes a été la première femme politique à réagir à l’actualité. Dans un communiqué adressé aux média, celle qui n’a jamais soutenu le candidat En Marche, tient à féliciter Emmanuel Macron « pour sa victoire qui marque une nouvelle étape de la vie politique nationale.

Elle marque la volonté de renouvellement de la classe politique, probablement la fin des clivages habituels, et l’attente d’une évolution des partis traditionnels. » Avant de rappeler, comme préambule aux futures élections législatives, que « Marine Le Pen fait un score très important, en particulier en Province Sud où elle arrive en tête dans la plus grande partie des communes du grand Nouméa et de la côte Ouest, à majorité loyaliste. Ce score important s’explique par la volonté affirmée des Calédoniens de rester dans la République, par l’augmentation de la délinquance et de l’insécurité, par la mollesse et le laxisme des autorités de l’Etat.  » Sonia Backes souhaite-elle surfer sur la vague bleu Marine qui s’est abattue sur les communes du Grand Nouméa ? Peut être. Elle devra le dire. Toujours est-il que Païta, Dumbéa et le Mont-Dore, communes les plus largement acquises à Marine Le Pen, ne font pas partie de la 1ere circonscription dans laquelle Sonia Backes sera candidate le 11 juin prochain. Elle ne pourra donc pas porter la voix de ceux qui ont massivement voté pour le Front national. Quant à Nouméa, commune qui fait partie de la 1ere circonscription comme les Îles Loyauté et l’Île des Pins, seulement 628 voix séparent les deux candidats à la présidentielle.

Autrement dit, à un mois du premier tour des législatives, tout est possible pour celles et ceux qui ont soutenu (ou non) un candidat à la présidentielle. La bataille sur le terrain s’annonce d’ores et déjà farouche. « Le Président de la République aura la responsabilité d’entendre le message des Calédoniens, comme les responsables politiques locaux auront la responsabilité de porter ces attentes de manière ferme, claire et courageuse à Paris. » Avant de rajouter, « Emmanuel Macron connaît peu la Nouvelle-Calédonie. Dans cette dernière mandature de l’Accord de Nouméa, le rôle des députés qui seront élus les 11 et 18 juin sera d’autant plus important pour que les bonnes décisions soient prises à l’approche de 2018. »

Aurélien Lalanne

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