« Qui ose gagne ! », la devise des SAS calédoniens

« Qui ose gagne ! », la devise des SAS calédoniens



Avec Histoire d’Outre-mer, le Groupe Suez Outre-mer replonge dans la mémoire des territoires ultramarins « relativement peu connue » mais « riche d’épisodes et d’engagements extraordinaires, souvent douloureux ». Après une première série de reportages parus en septembre dernier, la rubrique historique du groupe Suez revient sur les Calédoniens engagés au sein du « Special Air Service » (SAS).

Par Outre-Mers 360

1942 Le Caire : à gauche, Charles Frogier dit « Bébé » et Paul Klein, 2ème en partant de la droite ©Fonds Klein / TR / SUEZ

Ils sont 8 : 8 Calédoniens engagés en 1941 et 1943 dans le fameux SAS (Special Air Service) créé par le colonel anglais David Stirling en 1941 en Egypte. Des forces spéciales d’élite qui se font connaître en opérant des raids audacieux derrière les lignes ennemies allemandes et italiennes en Afrique du Nord pendant la Seconde guerre mondiale. Les parachutistes de la France libre de la 1ère compagnie d’infanterie de l’Air du capitaine Bergé y sont intégrés en janvier 1942.

Paul Klein part de Nouméa avec le 1er contingent du Bataillon du Pacifique le 5 mai 1941. Parmi ses compagnons, Charles Frogier, clairon du Bataillon du Pacifique et père du futur président du gouvernement puis parlementaire de Nouvelle-Calédonie, Pierre Frogier.

Au premier plan, André Zirnheld, et Paul Klein ©Fonds Klein / TR / SUEZ

Paul Klein souhaite devenir pilote de chasse mais, lors de son entraînement en Syrie, il rencontre le commandant Georges Bergé venu sélectionner les meilleurs éléments pour former le « French Squadron » du SAS. Paul Klein se porte volontaire et part à l’entraînement au camp de Kabret, au bord du canal de Suez. Il partage sa tente avec l’aspirant André Zirnheld. Au retour d’une mission de sabotage, la jeep de Zirnheld est mitraillée par desstuka (bombardiers allemands). André Zirnheld décède de ses blessures. Il est enterré sur place, dans le désert, le 27 juillet 1942. De retour au camp, Paul Klein, en rangeant les affaires d’André, découvre dans ses carnets la « Prière du Para ». Elle sera adoptée par les troupes parachutistes françaises.

Le sous-lieutenant Klein mènera avec succès de nombreuses missions périlleuses au sein des SAS puis il est fait prisonnier en janvier 1943. Il est alors emmené dans la forteresse de Colditz en Allemagne, tente à plusieurs reprises de s’évader avant d’être libéré par les Alliés en avril 1945. Son fils, Henri Klein, souligne l’extrême modestie de son père, son courage et son éternel optimisme. Pour ses 100 ans en 2009, Paul Klein a sauté en parachute en tandem. « Pendant des mois, il s’est préparé en effectuant des flexions. Il est arrivé à l’aéroport en traction et a soufflé ses 100 bougies pendant le vol ! »

©TR / SUEZ

Histoire d’outre-mer, une initiative originale du groupe SUEZ

Par Titania Redon, directrice de la communication outre-mer

« La rubrique « Histoire d’outre-mer » est née d’un constat : l’Histoire de nos outre-mer est relativement peu connue alors qu’elle est riche d’épisodes et d’engagements extraordinaires, et souvent difficiles. Nous souhaitons donc tout simplement les partager. Cela fait partie des engagements de notre groupe envers les départements et collectivités d’outre-mer où nous sommes présents.

Nous avons souhaité commencer par la période contemporaine et la Seconde guerre mondiale pour faire témoigner les Anciens combattants de l’outre-mer qui se sont portés volontaires pour défendre la Mère Patrie, que beaucoup ne connaissaient pas. Ils transmettent tous le même message : nous avons fait notre devoir : combattre pour la Liberté.

Tahitienne, je suis descendante de trois anciens combattants de la Seconde guerre mondiale engagés dans le Bataillon du Pacifique et les Commandos SAS (Special Air Service). Comme le rappelait récemment un élu, « la civilisation c’est l’hommage et le respect des anciens, c’est la transmission de ce qu’ont apporté les générations précédentes ». C’est l’objectif « d’Histoire d’outre-mer » du magazine Itinéraires d’outre-mer et je remercie Outremers360° pour ses reportages sur ces sujets de Mémoire.

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