Rififi autour du « Tonton de Nakéty »

Rififi autour du « Tonton de Nakéty »



Noël Booéné a pris un an ferme. Un comité de soutien se trouve actuellement devant le haut-commissariat, sans avoir officiellement demandé à être reçu. De son côté, le procureur de La République se refuse à tout commentaire sur la décision de justice mais rappelle qu’il est possible de faire appel.

Le tribunal correctionnel de Nouméa condamne Noël Booéné a un an de prison ferme et quatre ans avec sursis, pour avoir, à Nakéty (Canala) le 3 mars dernier, blessé par arme à feu un jeune de 17 ans qui se trouvait à bord d’une voiture volée.

Celui que l’on nomme le « Tonton de Nakéty » avait avoué être excédé d’entendre les rodéos de voitures volées près de chez lui, et s’était emparé d’une carabine chargée à plomb de petit calibre. Le jeune homme avait été touché au bras et à la jambe.

A la suite de ce fait-divers, l’opinion publique, via des réunions publiques et sur les réseaux sociaux, avait largement pris partie pour le « Tonton de Nakéty » et avait demandé l’indulgence du tribunal.

Près de 150 personnes sont venues assister aujourd’hui à la délibération, avant qu’une partie de ces défenseurs du « Tonton de Nakéty » ne se rende devant les grilles du Haut-commissariat, en guise de protestation à cette décision de justice. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le « comité de soutien » n’a toujours pas demandé à être reçu par un membre du haut-commissariat. D’autres actions sont prévues, comme la fermeture de certaines mines à Canala.

De son côté, le procureur de La République se refuse à tout commentaire sur la décision de justice en elle-même mais précise que : « Deux alternatives s’offrent à l’intéressé. Faire appel, avec évidemment un aléa. Les compteurs sont remis à zéro mais l’intéressé reste détenu en attendant l’examen de son dossier par la cour d’appel. Aléa car la cour peut ordonner sa mise en liberté mais peut également aggraver la peine. Ou la demande d’aménagement de peine. S’il dispose d’un emploi, d’un domicile, abonnement téléphonique, un placement sous bracelet électronique peut être décidé par le Juge de l’application des peines. »

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