Plus de rugby ni de boxe pour les Tongiennes

Plus de rugby ni de boxe pour les Tongiennes



Une vaste polémique reprise au sein de la communauté du ballon ovale, en Nouvelle-Calédonie et en métropole, soulève une info lancée par un média tongien selon laquelle le ministère de l’Éducation aurait interdit aux filles de pratiquer le rugby et la boxe… pour préserver leur dignité.

Selon le site d’information en ligne Matangi Tonga, « Un membre de l’équipe féminine de rugby à XV de Tonga High School a déclaré que son équipe avait été retirée d’une compétition la semaine dernière et qu’on lui avait dit d’arrêter de jouer au rugby parce qu’elles étaient des filles ».

Le Ministère de l’éducation et de la formation des Tonga (MET) a confirmé qu’une lettre avait été signée le 15 mars, ordonnant à toutes les écoles publiques d’interdire aux étudiantes de participer aux sports de rugby et de boxe.

La directrice de l’école secondaire de Tonga, Taisia ​​Ma’u, a également confirmé qu’elle avait reçu des instructions du MET pour empêcher ses étudiantes de jouer au rugby pour l’école.

Selon la lettre, l’objectif du règlement était de préserver la dignité des femmes tonganes et de conserver les valeurs culturelles tonganes.

Manu ‘Akau’ola, PDG par intérim de MET, a déclaré à Matangi Tonga que la lettre avait été signée par un responsable de l’éducation, Alifeleti Fonua, pour le directeur de l’éducation, Claude Tupou. Le ministre de l’Éducation et de la Formation est Penisimani Fifita.

Selon le site d’information consacrée à la communauté ovale Rugbynistère.com, « Des voix se sont élevées pour critiquer cet arrêté. De l’athlète olympique néo-zélandaise Valerie Adams, dont la mère est tongienne, à l’avocate spécialisée dans le droit des femmes Ofa Guttenbeil-Likiliki, toutes évoquent une décision sexiste et dépassée.» Face à la polémique, le gouvernement a répondu par l’intermédiaire de Manu ‘Akau’ola, recteur d’académie, que cette directive avait été émise par le ministre de l’Éducation nationale Penisimani Fifita en réaction au cyclone Gita. En février dernier, celui-ci avait frappé l’Océanie, dont la Nouvelle-Calédonie, et plus particulièrement la Nouvelle-Zélande et les Tonga, avec des vents dépassant les 200 km/h.

S’il n’a fait aucune victime aux Tonga, les dégâts avaient été très importants. “Notre ministère a décidé que toutes les écoles publiques, à cause du cyclone, ne pratiqueraient aucun sport parce que nous avons perdu assez de temps par rapport au programme scolaire.” Ajoutant via radionz.co.nz que ce n’est pas “parce nous ne soutenons pas les événements sportifs, c’est juste pour rattraper le temps que nous avons perdu à cause du cyclone.” Manu ‘Akau’ola a également ajouté qu’il allait se renseigner pour savoir si le contenu de la lettre correspondait bien aux instructions du ministère de l’éducation.

Photo DR

Ajouter un commentaire

L'addresse électronque est déjà enregistrée sur le site. S'il vous plaît, veuillez utiliser Le formulaire de connexion ou veuillez saisir un autre.

Vous avez saisi un nom d'utilisateur ou mot de passe incorrects

Nous sommes désolés, vous devez être connecté pour faire un commentaire.