Bernard Laporte croit au potentiel calédonien

Bernard Laporte croit au potentiel calédonien



Le président de la Fédération française de rugby est pour la première fois en visite en Nouvelle-Calédonie avec l’équipe des Barbarians français. Son entretien, ce mercredi avec le président du gouvernement a fait émerger de nombreux projets locaux pour le rugby à 15, mais aussi à 7. Un partenariat gagnant-gagnant pour le rugby français.

Chaque année, ils seraient près de 150 jeunes rugbymen, principalement d’origine wallisienne, à quitter le Caillou avec un rêve, devenir professionnels. Malheureusement, comme l’illustre si bien le film Mercenaires, malgré leur gabarit hors normes, la plupart d’entre eux, peu aguerris ou mal conseillés, connaissent un échec cuisant en métropole. Pour stopper l’hémorragie, structurer la formation calédonienne et mieux alimenter le rugby hexagonal, le comité calédonien, la Fédération française de rugby et le gouvernement ont un plan. La première visite de Bernard Laporte, président de la FFR, a été l’occasion d’en poser les bases.

En réunion ce matin avec le président du gouvernement, Philippe Germain, plusieurs pistes ont été évoquées. « C’est mon premier déplacement ici et je me rends compte, même si j’ai beaucoup entendu parler de la Nouvelle-Calédonie, qu’il faut venir sur place pour se rendre compte du formidable potentiel et de la position stratégique au cœur du Pacifique et des plus grandes nations du rugby à 15 comme à 7 d’ailleurs. Avec le gouvernement, nous avons beaucoup parlé des projets de développement du rugby pour la Calédonie et pour la France », a expliqué Bernard Laporte qui a déjà acté et financé le déploiement de trois ou quatre cadres techniques de clubs pour développer le rugby sur tout le territoire, jusque dans les établissements scolaires.

Premier objectif : Développer les structures pour rehausser le niveau calédonien, conserver les joueurs le plus longtemps possible, les former et opérer des sélections pour que seuls ceux qui ont une chance de percer partent. « C’est en cours, mais c’est un long travail, estime Philippe Germain. Nous avons ouvert le pôle espoir rugby l’année dernière pour les jeunes prometteurs jusqu’à 18 ans, mais il nous faut une autre structure pour les encadrer jusqu’à 21 ans. Nous avons abordé ce matin avec Bernard Laporte le projet de création d’une académie du rugby pour les meilleurs d’entre eux. Un projet est sur la table, nous y travaillons déjà ».

Deuxième objectif : développer localement le rugby à 7, plus enclin à séduire toutes les communautés calédoniennes, mais aussi, l’idée fait son chemin, envisager l’installation d’un pôle France en Nouvelle-Calédonie, au cœur du Pacifique où évoluent les meilleurs nations et joueurs du monde. « Ce pôle d’excellence à 7 était une de mes revendications pendant la campagne à la présidence de la fédération. Nous l’avons longuement abordé ce matin en réunion avec le gouvernement », a précisé Bernard Laporte.

Troisième objectif : faire de la Nouvelle-Calédonie la base arrière d’entrainement de l’équipe de France à 7 pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020. « Ca me semble une idée très pertinente que je vais aborder rapidement avec le manager général Christophe Reiggt », a indiqué le président de la FFR. « L’équipe de France à 7, que nous avons reçue pour la première fois il y a quelque mois n’a trouvé que des avantages à se préparer ici, sur un territoire français. Il nous faut maintenant finaliser cela pour les JO et pourquoi pas pour leurs escales lors du World Rugby Sevens Series », espère Philippe Germain

Ajouter un commentaire

L'addresse électronque est déjà enregistrée sur le site. S'il vous plaît, veuillez utiliser Le formulaire de connexion ou veuillez saisir un autre.

Vous avez saisi un nom d'utilisateur ou mot de passe incorrects

Nous sommes désolés, vous devez être connecté pour faire un commentaire.