Vers le bonheur dans les cantines

Vers le bonheur dans les cantines



Une charte de valeurs dans les cantines calédoniennes était présentée ce matin par les acteurs du projet pilote « Recettes bénéfiques », qui n’ont eu de cesse de prouver depuis deux ans que l’on peut amener le bonheur, pour tous, dans les assiettes, en favorisant l’insertion de produits locaux et en limitant le gaspillage.

Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l’enseignement, Gil Brial, vice-président de la province sud, Monique Millet, présidente de la commission de l’enseignement à la province Sud, Caroline Guesdon, vice-présidente du cluster Cap Agro NC, et Gabriel Levionnois, président de l’association NeoFood, présentaient ce matin au collège de Normandie la nouvelle charte intitulée « Le bonheur dans ma cantine » dont la signature met fin au projet pilote de « recettes bénéfiques », servies dans 27 établissements auprès de 19 000 enfants.

 

Que dit la charte « Le bonheur dans ma cantine » ?

  • Inscrire la restauration scolaire dans le projet d’établissement comme enjeu éducatif.
  • Accompagner l’enfant et le rendre acteur de son bien-être à la cantine en favorisant son autonomie.
  • Valoriser le travail du chef de cuisine et de son équipe et encourager leurs initiatives.
  • Favoriser la consommation de produits locaux bruts ou transformés de préférence en circuits courts.
  • Garantir un repas sain en quantité suffisante et équilibré.
  • Mette en place des conditions favorables pour faire du temps de repas un moment privilégié dédié à la rencontre de l’enfant avec l’aliment, avec ses camarades et les adultes.
  • Lutter contre le gaspillage alimentaire et permettre de réaliser des économies tout en limitant l’impact environnemental.
  • Animer au sein de l’établissement la communication et développer des liens extérieurs visant à étendre la mise en œuvre de cette charte.

 

Ce qu’ils en pensent :

Gabriel Levionnois, président de l’association NeoFood : « Avancer pas à pas sur le chemin des possibles vers le bien-être alimentaire de l’élève. Le nourrir en s’appuyant su nos forces et nos limites tout en portant un sac de produits locaux à la hauteur de ses épaules et en restant solidaire. »

Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l’enseignement : « Ce dispositif s’intègre pleinement dans le projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie parce qu’il favorise le bien-être de nos élèves. »

Gil Brial, vice-président de la province sud : « Ce projet répond à trois objectifs. Un objectif éducatif, c’est-à-dire, faire du temps de pause du midi une continuité de l’éducation de nos enfants. Un objectif de santé, puisque pour un certain nombre de nos élèves, c’est le seul repas équilibré qu’ils ont dans la journée. Et enfin, un troisième objectif, un objectif économique, puisque ce projet associe la production locale. »

Monique Millet, présidente de la commission de l’enseignement à la province Sud : « Ce projet est une belle aventure au service des enfants, la province Sud reste persuadée qu’il faut développer ce concept et faire en sorte que cette charte soit signée dans tous les établissements. »

Caroline Guesdon, vice-présidente du cluster Cap Agro NC : « 85 % des produits consommés sont importés. Cette réalité n’est pas une fatalité. Si l’on passe de 15 à 45 % de produits locaux consommés, cela représente 250 millions de chiffre d’affaires pour la production locale. »

Ajouter un commentaire

L'addresse électronque est déjà enregistrée sur le site. S'il vous plaît, veuillez utiliser Le formulaire de connexion ou veuillez saisir un autre.

Vous avez saisi un nom d'utilisateur ou mot de passe incorrects

Nous sommes désolés, vous devez être connecté pour faire un commentaire.