Les cambriolages en baisse, les violences physiques en hausse

Les cambriolages en baisse, les violences physiques en hausse



Le Haut-commissaire commentait cet après-midi les chiffres de la délinquance au premier semestre. Si les cambriolages sont en baisse tout comme les vols de voiture grâce aux actions renforcées des forces de l’ordre, les violences physiques continuent d’augmenter tout comme le nombre de mineurs mis en cause.

Du mieux et du moins bien. C’est en résumé le bilan mitigé de la délinquance au premier semestre en Nouvelle-Calédonie qui ressort de l’analyse des acteurs de la sécurité et de la justice réuni cet après-midi en état-major de sécurité au haut-commissariat.

Du mieux parce qu’au premier semestre les cambriolages sont en baisse de 9,8 % (-126 faits) par rapport au premier semestre 2017 et parce que cette baisse concerne à la fois les cambriolages au domicile (-8,9%) et dans les locaux professionnels (- 3,7%).

Du mieux aussi parce que les vols de voitures sont en baisse de 8,2%, soit 108 vols de moins qu’à la même période en 2017. Fait marquants, alors que la baisse est significative en zone police avec 139 vols de moins, elle augmente en zone gendarmerie avec 31 vols supplémentaires. Pour le haut-commissaire : « la multiplication des patrouilles qui avaient été annoncées pour arriver à 25 patrouilles sur le Grand Nouméa a porté ses fruits sur les cambriolages, mais aussi sur les « pillages » de locaux commerciaux qui ont défrayé la chronique en début d’année ». Le premier trimestre avait été marqué par une moyenne inhabituelle de 71 cambriolages de locaux professionnels par mois, elle est redescendue à 57, soit 20 % de baisse par rapport au premier trimestre et une moyenne bien au-dessous de 2017. « Nous restons prudents et fortement mobilisés, mais satisfaits du taux d’élucidation des forces de l’ordre. La Nouvelle-Calédonie se distingue avec un taux dans ce domaine de 35 % en 2017 et 37 % au premier semestre 2018,  largement au-dessus de la moyenne nationale », tient à préciser Thierry Lastaste.

Mais il y aussi du moins bien, parce malheureusement la Nouvelle-Calédonie continue de se distinguer pour d’autres faits, notamment les atteintes à l’intégrité physique. Elles continuent d’augmenter avec 154 faits de plus qu’en 2017, soit 9,6 % d’augmentation. Et ce sont les violences physiques non crapuleuses qui progressent de 10,2% et là, la Nouvelle-Calédonie reste largement au-dessus de la moyenne nationale. « Une violence plus difficile à appréhender pour les forces de l’ordre parce qu’elle est souvent commise à l’abri de regards ou dans l’enceinte familiale », commente le haut-commissaire.

La Nouvelle-Calédonie est aussi la deuxième collectivité la plus violente en termes d’atteintes aux forces de l’ordre derrière la Guyane « qui est confronté à une situation très particulière », ajoute le haut-commissaire qui compte sur les nouveaux renforts à Koné et à Nouméa  avec la mise en place de la police de proximité pour poursuivre les efforts « dans un deuxième semestre qui sera marqué par la politique et où il faudra assurer la sécurité des opérations électorales et la lutte quotidienne contre la délinquance ».

Insécurité routière : moins de morts, mais pas d’explication

Les chiffres sont clairs, le nombre de tués sur la route est en forte baisse au premier semestre (-22,2%), mais le haut-commissaire a préféré ne pas faire de commentaire et surtout ne pas en tirer de « conclusion trop hâtives ». Il faut dire que dans le même temps, le nombre d’accidents a fortement augmenté (+25,6%) tout comme le nombre de blessés hospitalisés (+16,8%). « C’est difficile à analyser, lâche Thierry Lataste. Plus de ceinture de sécurité, des voitures plus sûres, effet de chance… Toujours est-il que rien ne permet de dire qu’on a aujourd’hui à faire à des comportements moins dangereux et que les Calédoniens ont été soudainement attrapé par la sagesse ».

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