La SLN ferme à Kouaoua pour des raisons de sécurité

La SLN ferme à Kouaoua pour des raisons de sécurité



Suite au dixième incendie de la serpentine de Kouaoua qui a eu lieu ce week-end, et aux blocages qui empêchent l’accès aux sites miniers de Méa et Kiel, la Société le Nickel (SLN) a annoncé sa décision de fermer son centre minier de Kouaoua pour des raisons de sécurité. Gouvernement et associations appellent à une médiation.

C’est l’incendie de trop pour la SLN qui vient de décider de fermer son centre minier de Kouaoua. « La SLN n’est plus en mesure d’assurer ni la sécurité de son personnel et de ses installations, ni celle des prestataires qui travaillent sur les sites de Méa et de Kiel », a annoncé l’industriel, hier, dans un communiqué. « Afin de ne pas pénaliser les membres de son personnel qui sont les premières victimes de ces agissements dont certains sont des actes criminels, la SLN s’efforce de déployer un maximum de ses salariés de Kouaoua sur ses autres sites », ajoute-t-il. « Des mesures de chômage partiel vont être demandées pour le personnel qu’il n’est pas possible de réaffecter ».

« Depuis le lundi 6 août, une cinquantaine d’individus, totalement étrangers à la SLN bloquent les voies d’accès aux sites miniers de Méa et Kiel empêchant ainsi toute entrée à la mine et menaçant en outre, de détruire par incendie les engins et les installations. Les conséquences de ce blocage sont extrêmement dommageables pour l’alimentation en minerai de l’usine de Doniambo, d’autant plus que la SLN, en situation de pertes financières depuis six années consécutives, travaille à sa survie dans le cadre d’un plan d’amélioration de sa compétitivité », indique l’industriel qui évoque une reprise possible de l’activité de ces centres miniers « si les conditions en matière de sécurité sont à nouveau réunies et de manière durable pour ses salariés et ses biens et ses sous-traitants ».

Le Fonds Nickel en soutien

Pour le gouvernement c’est « une décision, lourde de conséquences pour la population de Kouaoua, la SLN, ses salariés et ses sous-traitants ». L’institution appelle « toutes les parties concernées à la responsabilité et au maintien du dialogue » et « souhaite qu’une solution soit trouvée dans les meilleurs délais, le gouvernement se tient à la disposition des parties et dans l’urgence, va convoquer un conseil d’administration du Fonds Nickel pour voir comment venir en aide aux entreprises affectées par la fermeture du site ».

Le comité Rhéebù Nùù réagit

Le comité Rhéébù Nùù réagit à la fermeture du centre minier SLN de en dénonçant « la politique de terre brûlée et le chantage à l’emploi ». Raphaël Mapou, son secrétaire général et son président, André Vama qui « exprime leur solidarité au collectif des jeunes de Kawi Pa, aux chefferies et au district coutumier » demande « à l’Etat et à la province Nord compétente en matière minière, l’ouverture d’une médiation qui permette de trouver des solutions alternatives à l’exploitation des sites à forts potentiels écologiques et patrimoniaux et de mettre à plat les traumatismes générés ».

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