Référendum : un nouveau sondage donne le « Non » vainqueur à 66 %

Référendum : un nouveau sondage donne le « Non » vainqueur à 66 %



A 30 jours du référendum, NC1ère/France Télévisions publie les résultats d’un sondage commandé à Harris Interactive sur les intentions de votes le 4 novembre. Ce sondage, le troisième du genre en un peu plus d’un mois, confirme la tendance dessinée par les deux précédents avec 66% des personnes qui déclarent leur intention de glisser un bulletin « Non » à l’indépendance dans l’urne, quand 34% privilégient un vote « Oui ».

« Selon notre sondage, 66% des électeurs calédoniens inscrits sur les listes électorales pour ce référendum ont l’intention de répondre “Non” », annonce Nouvelle-Calédonie 1ère. Réalisée par l’Institut Harris interactive pour France télévisions, cette nouvelle enquête publiée mercredi révèle que 66% des personnes exprimant un choix de vote déclarent leur intention de glisser un bulletin « Non » dans l’urne, quand 34% privilégient un vote « Oui ».

Ce sondage, le troisième du genre en un peu plus d’un mois, vient confirmer la tendance dessinée par les deux précédents, celui de début septembre 2018 réalisé par l’institut Quid Novi, franchise de Kantar-TNS, et qui indiquait que 69 à 75% des électeurs sont susceptibles de voter « Non » à l’indépendance, et celui de l’institut I-Scope pour la télévision Caledonia qui affirmait que 63% des personnes interrogées ont l’intention de voter « Non » à l’indépendance et 28% veulent voter « Oui ».

« La crainte de perdre la citoyenneté française apparaît comme une motivation réelle mais secondaire (77%) »

Sécurité et économie comme arguments

Selon cette dernière enquête*, les électeurs du « Non » justifient leur choix en argumentant que la Nouvelle-Calédonie est dépendante de la France pour sa sécurité (95%), son économie (94%) ou en ce qui concerne les subventions publiques nécessaires selon eux pour maintenir le niveau de vie en Nouvelle-Calédonie (92%). Selon NC1ère « à chaque fois, plus de 9 électeurs du “Non” sur 10 estiment que ces arguments vont peser de façon importante dans leur choix. En revanche, la crainte de perdre la citoyenneté française apparaît comme une motivation réelle mais secondaire (77%) ».

Du côté des partisans du « Oui », ils évoquent à 97% la reconnaissance de l’identité kanak pour expliquer leur choix, à 94% une façon de renforcer le vivre-ensemble en Nouvelle-Calédonie et à 93% l’occasion pour l’archipel de commencer une nouvelle phase dans son développement. Pour 72% des personnes interrogées, le référendum est « une bonne chose », alors que 25% pensent que c’est une mauvaise chose. Toujours selon NC1ère « plus de 9 électeurs du “Oui” sur 10 estiment également que leur choix permettrait à la Nouvelle-Calédonie de pouvoir faire ses propres choix en matière d’éducation, de défense ou de justice, mais également de nouer des relations plus étroites avec d’autres pays du monde ». Harris Interactive a demandé aux sondés s’ils étaient certains de leur choix à un mois du référendum, ou s’ils étaient encore susceptibles de changer d’opinion. 85% se déclarent sûrs de leur choix, 15% peuvent encore changer d’avis.

« 65% des personnes interrogées dans l’hexagone estiment que si la Nouvelle-Calédonie accédait à l’indépendance, ce serait une bonne chose »

Le référendum vu par les habitants de Métropole

Harris Interactive a également réalisé un « sondage miroir » en Métropole pour appréhender le regard des personnes vivant en France métropolitaine sur la situation en Nouvelle-Calédonie. Cet échantillon de 1018 personnes, représentatif des habitants de métropole âgés de 18 ans et plus, interrogé par internet du 18 au 20 septembre 2018, fait apparaître que « 65% des personnes interrogées dans l’hexagone estiment que si la Nouvelle-Calédonie accédait à l’indépendance, ce serait une bonne chose ». 83% des personnes sondées en métropole déclarent avoir une bonne image de la Nouvelle-Calédonie. 61% des métropolitains déclarent avoir entendu parler du référendum du 4 novembre. Enfin, les habitants de métropole ont le sentiment que la pleine souveraineté et l’indépendance présenterait davantage un risque qu’une opportunité pour la Nouvelle-Calédonie, particulièrement en ce qui concerne l’activité économique (51%) et la qualité des services publics sur place (55%).

 

*réalisée selon la méthode des quotas par téléphone du 12 au 22 septembre auprès d’un échantillon de 1 038 personnes représentatif des inscrits sur la liste référendaire en Nouvelle-Calédonie avec une marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

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