Prix des fruits et légumes : l’Autorité de la concurrence veut aller plus loin

Prix des fruits et légumes : l’Autorité de la concurrence veut aller plus loin



Alors que le gouvernement a décidé hier de réglementer les prix des fruits et légumes locaux et importés pendant la saison chaude, l’Autorité de la concurrence salue ce premier pas en faveur d’une meilleure régulation des prix de la filière. Elle souhaite cependant que la Nouvelle-Calédonie aille encore plus loin.

Bien, mais peut mieux faire. C’est en quelque sorte la teneur du communiqué diffusé ce matin par l’Autorité de la concurrence concernant la réglementation des prix des fruits et des légumes décidée hier en séance du gouvernement.

Pour l’Autorité, le gouvernement « fait bien de renforcer la réglementation des prix et des marges sur les produits sous quotas conformément à sa recommandation n°5 (NDLR : dans son rapport sur la filière commandé par le gouvernement) ». En encadrant spécifiquement les prix des principaux fruits et légumes produits localement dès le stade du producteur pendant la saison chaude et en révisant à la baisse les marges de tous les fruits et légumes locaux ou importés au stade de la distribution au détail (circuit long) pendant 12 mois, la mesure devrait, selon l’Autorité, « favoriser la baisse des prix ». Mieux encore, cela permettrait de «  garantir un revenu minimum aux producteurs locaux qui se trouvent dans une situation déséquilibrée par rapport aux distributeurs-grossistes ». L’autorité précise toutefois que l’efficacité du dispositif reposera sur le respect de la réglementation proposée par l’ensemble des acteurs de la filière et sur les capacités de contrôle des agents de la future Agence rurale et de la direction des affaires économiques en charge du contrôle des prix.

« L’Autorité  espère que ses autres recommandations seront prises en considération par le gouvernement d’ici 12 mois »

Vers une levée des quotas ?

Mais si l’Autorité salue ce premier pas qui lui apparaît « justifié dans le contexte de l’entrée en vigueur de la TGC et du risque inflationniste qui y est associé », elle note que le gouvernement  n’envisage pas, à ce stade, de lever les  protections de marchés sur certains fruits et légumes que ce soit à titre permanent ou temporaire en rétablissant la liberté des prix comme elle l’invitait à le faire dans son avis sur la filière. L’Autorité de la concurrence espère donc que ses autres recommandations « seront prises en considération par le gouvernement d’ici 12 mois ». Pour elle, cela permettrait d’agir davantage sur la structuration de la filière et le rétablissement progressif « d’une concurrence libre et non faussée ». Elle invite donc le gouvernement à réévaluer la pertinence du maintien ou non des quotas en vigueur et de la réglementation des prix associée. A suivre…

La présidente entourée du reste du collège, qui statue en formation de trois membres, et de la rapporteure générale (à g.).

 

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