Référendum : Les Républicains Calédoniens pour un « statut ancré dans la France »

Référendum : Les Républicains Calédoniens pour un « statut ancré dans la France »



Lors de leur meeting de clôture de campagne référendaire, mercredi soir, Les Républicains Calédoniens ont plaidé pour un statut « profondément ancré dans la France », mettant en garde sur « la menace de la Chine ».  Un sujet de notre partenaire outremers360°.

« Il n’est pas question de transférer les compétences régaliennes (justice, ordre public, défense, monnaie, affaires étrangères, N.D.L.R.). Nous devons construire un modèle calédonien sur mesure, à l’intérieur de l’ensemble français », a déclaré Sonia Backès, présidente du parti, dans la salle de boxe de Rivière-Salée aux bancs nourris. « Je considère que dès l’instant où les Calédoniens se seront exprimés librement, on sera […] dans une situation qu’ils auront choisie », a indiqué Sonia Backès alors que tous les sondages annoncent plus de 60% de votes contre l’indépendance.

« La France est un espace qui nous protège. Si elle s’en va, nous serons à la merci de la Chine »

Les Républicains Calédoniens sont opposés à l’organisation d’un deuxième puis d’un troisième référendum d’ici 2022, comme le permet l’accord de Nouméa (1998) et le souhaitent les indépendantistes. « C’est une source d’instabilité. Nous proposons un droit permanent à l’autodétermination qui viendrait les remplacer et qui pourrait être déclenché par les électeurs eux-mêmes », a expliqué la dirigeante non indépendantiste.

Pour obtenir l’organisation d’un référendum d’autodétermination, il faudrait, selon le projet du parti, une demande formulée par au minimum la moitié des électeurs, avec un délai « de 25 ans entre chaque consultation ». Les différents intervenants de ce meeting, Simon Loueckote, Philippe Blaise, ont également mis en garde contre « la menace de la Chine », qui avance ses pions dans le Pacifique. « La France est un espace qui nous protège. Si elle s’en va, nous serons à la merci de la Chine », a averti Grégoire Bernut, rappelant les richesses en nickel du Caillou (un quart de la ressource mondiale, N.D.L.R.). « La Chine organisera une colonisation économique dont la Nouvelle-Calédonie ne se remettrait pas », a ajouté Sonia Backès.

Les Républicains calédoniens envisagent la « négociation du nouveau statut » à partir de juin et jusqu’en décembre 2019, avant une consultation des Calédoniens mi-2020. Un calendrier, qui tient compte des élections provinciales de mai 2019. Calédonie Ensemble, prône de son côté « une nouvelle organisation politique et économique » avec « de nouvelles modalités pour l’exercice à l’autodétermination ».

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