Un livre dans l’intimité de Jean Lèques et au cœur de l’histoire du Caillou

Un livre dans l’intimité de Jean Lèques et au cœur de l’histoire du Caillou



Agnès Brot, l’épouse d’un certain Jean-Jacques Brot, sort le 15 décembre une biographie sur Jean Lèques. Au lendemain du référendum, et alors que Jean lèques fait désormais partie du « comité des Sages », l’auteure n’a pas souhaité réaliser un ouvrage politique, mais « bien plus modestement, une réponse à une curiosité bien placée qui nous donne envie d’écouter Jean Lèques nous raconter quelques souvenirs personnels ». Ils sont bien évidemment liés à l’histoire politique du Caillou.

Jean Lèques, humble habitant de la Vallée-du-Tir, à Nouméa, c’est le titre de la biographie qui sortira le 15 décembre aux éditions Humanis. Mais l’auteure, Agnès Brot, prévient d’emblais : « Cet ouvrage n’a aucunement vocation à être un livre supplémentaire sur l’histoire récente de la Calédonie : il en existe déjà de nombreux. Il n’est pas non plus un ouvrage politique chargé de règlements de compte ». Pour l’épouse de l’ancien haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Jean-Jacques Brot, son ouvrage est « bien plus modestement (…) une réponse à une curiosité bien placée qui nous donne envie d’écouter Jean Lèques nous raconter quelques souvenirs personnels, souvent mêlés de références à la vie politique calédonienne des soixante dernières années ».

« En vérité Jean Lèques appartient à la Nouvelle-Calédonie toute entière »

Même si l’une de ses anciennes collaboratrices dit de lui qu’il est « le vieux auquel on ne touche pas », Agnès Brot, qui sera prochainement en Nouvelle-Calédonie pour présenter son ouvrage, a souhaité s’en approcher « sans a priori, mais aussi sans chercher à le mettre systématiquement en défaut. Une lucidité bienveillante m’a semblé être le bon chemin ».  Pour l’auteure, même si « Fifils appartient à Nouméa », comme le lui confie un de ces anciens collaborateurs, « Jean Lèques appartient à la Nouvelle-Calédonie toute entière » car « elle fut et demeure pour lui l’objet d’un amour passionné auquel il continue de consacrer une grande partie de sa vie et de sa réflexion ». Un ouvrage dont l’objet et de faire partager la pensée et les souvenirs de ce « géant de la politique calédonienne à laquelle il a largement contribué durant cinquante années mouvementées ». De la présence américaine, durant la Seconde Guerre mondiale, jusqu’au référendum d’autodétermination, en passant par les accords de Matignon-Oudinot et de Nouméa, « il nous livre en toute intimité ses points de vue, et nous dévoile des aspects jusqu’alors inédits des grands et petits moments  de notre histoire récente », explique Agnès Brot.

« Sa mémoire n’est pas un mausolée clos qui attendrait notre visite, mais une bibliothèque vivante qu’il met à notre disposition ».

Preuve de la place qu’occupe désormais Jean Lèques, la préface est signée de Jean-Jacques Urvoas, ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Celui qui a également occupé le poste de Président de la commission des lois à l’Assemblée Nationale à sa propre image du rôle de Jean Lèques, une vision sûrement partagée par de nombreux hommes d’Etat qui l’ont consulté. « Tous les Bretons connaissent l’importance des phares […] Vu de l’Hexagone, c’est aujourd’hui la fonction irremplaçable qu’occupe Jean Lèques. Comme ces géants de pierre continuellement exposés aux intempéries, il balise la route de ceux qui ont choisi de s’intéresser à la Nouvelle-Calédonie ». Pour Jean-Jacques Urvoas, « grâce à lui, bien des équipages ont ainsi évité de se fracasser sur les nombreux récifs de la vie politique calédonienne. D’autres, plus téméraires et ayant ignoré ses lumières ont rapidement sombré dans la puissance des vagues qui submergent régulièrement l’hémicycle du boulevard Vauban ». Pour l’ancien  Garde Des Sceaux, Jean Lèques est « une sentinelle solitaire ancrée sur son rocher de la Vallée du Tir », une « inlassable vigie » qui « domine son sujet comme personne (et) vous propose son déchiffrage des stratégies engagées et qui ont retenu son attention avec virtuosité et, finalement, une simplicité rassurante ».  Pour Agnès Brot, ce livre est « une sorte de monologue à bâtons rompus, sans souci d’exhaustivité ni de respect de la chronologie. C’est aussi une forme de réalisation — modeste — du fameux  devoir de mémoire ».

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