Régie Pub
vendredi 2 janvier 2026
La Dépêche de Nouméa
Le Flux
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
La Dépêche de Nouméa
Le Flux
No Result
View All Result

Quand l’Angleterre tirait sur la France

La Dépêche de Nouméa par La Dépêche de Nouméa
3 juillet 2025
dans Au delà du récif
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
4 minutes

Le 3 juillet 1940, la Royal Navy bombarde la flotte française à Mers el-Kébir. Une tragédie historique, entre stratégie et fracture.

Mers el-Kébir : le jour où les canons britanniques ont visé la France

Le 3 juillet 1940, à Mers el-Kébir, au large d’Oran, la Méditerranée est déchirée par un fracas d’acier et de feu. Des obus britanniques pulvérisent des cuirassés français, tuant 1 295 marins. Ce n’est pas l’ennemi allemand qui tire, mais l’ancien allié, l’Angleterre. L’opération, baptisée Catapult, visait à neutraliser la flotte française, que Londres craignait de voir tomber aux mains du IIIe Reich. C’est une fracture historique et diplomatique, restée longtemps tue dans les mémoires.

Une frappe stratégique, brutale et immédiate

L’ordre vient de Winston Churchill. La France a signé l’armistice avec l’Allemagne le 22 juin 1940. Pour Londres, le danger est immédiat : les puissants navires français mouillés à Mers el-Kébir risquent d’être récupérés par Hitler. Le Premier ministre britannique exige une reddition immédiate : rallier les ports britanniques, saborder les navires ou les livrer.

L’amiral Gensoul, commandant de la flotte française sur place, refuse d’obtempérer. À 17h54, les tourelles de la Royal Navy font feu. Le cuirassé Bretagne explose, le Dunkerque est gravement touché. En quelques minutes, près de 1 300 marins périssent, piégés à bord de navires français coulés… par une puissance alliée. L’objectif britannique est atteint : empêcher toute récupération par l’Axe, au prix d’un coup porté à la nation française elle-même.

L’onde de choc à Vichy : trahison, douleur et basculement

À Paris, Bordeaux puis Vichy, la stupeur est totale. La France, humiliée par la défaite et traversée par l’exode, encaisse cette attaque de plein fouet. La propagande allemande s’en empare : Mers el-Kébir devient un symbole de trahison britannique. À Vichy, l’épisode nourrit les discours favorables à la collaboration, présentée comme une protection face à une Angleterre devenue agressive.

Le choc psychologique est tel qu’il pèse dans le basculement institutionnel. Le 10 juillet 1940, cinq jours après le drame, l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, actant la fin de la Troisième République. L’attaque britannique, même si elle n’en est pas la cause unique, accélère le tournant autoritaire de Vichy.

Churchill et la realpolitik : une nécessité assumée

Pour Churchill, l’enjeu est existentiel. L’Angleterre est seule face à l’Axe, l’armée allemande domine l’Europe continentale, et les États-Unis sont encore loin d’entrer en guerre. Dans ses Mémoires, le Premier ministre britannique qualifie Catapult de « douloureuse, mais vitale ». Son calcul est simple : sans flotte, Hitler est affaibli, et les alliés éventuels savent à quoi s’en tenir. Une frappe claire, même contre un ancien compagnon d’armes, vaut mieux qu’un risque stratégique.

Mais le prix humain et politique est immense. Londres sacrifie sa relation avec Vichy et provoque une rupture qui prendra des décennies à cicatriser. Si les Forces françaises libres de Gaulle renouent un lien militaire avec l’Angleterre, la confiance est ébranlée.

Une blessure enfouie, une mémoire silencieuse

Mers el-Kébir reste un angle mort de la mémoire française. L’événement est peu enseigné, rarement commémoré. Trop douloureux, trop ambivalent. Une attaque interalliée, un drame fratricide, une décision de guerre qui contredit les récits simplifiés des années 40.

Il faut attendre 2005 pour qu’un hommage britannique officiel soit rendu aux marins français tombés à Mers el-Kébir. Une cérémonie discrète mais essentielle, dans une volonté de mémoire partagée. Mais le traumatisme reste profond. Côté britannique, on parle d’efficacité militaire. Côté français, d’une trahison en pleine débâcle.

Le 3 juillet 1940, la France pleurait ses marins, et la Grande-Bretagne affirmait sa détermination. Dans les eaux de Mers el-Kébir, la guerre a balayé l’alliance, et scellé un épisode sombre de notre histoire commune.

Tags: 3 juillet 1940Armistice 1940Bataille navaleChurchillCollaboration VichyFlotte françaiseHistoire militaire FranceMaréchal PétainMarine françaiseMers el-KébirOpération CatapultRelations franco-britanniquesRoyal NavySeconde Guerre mondiale

Continuer la lecture

Rassemblement national en embuscade, Macron acculéAu delà du récif

Rassemblement national en embuscade, Macron acculé

12 Oct 2025
Les profs, nouveaux stakhanovistes de la République ?Au delà du récif

Les profs, nouveaux stakhanovistes de la République ?

13 Nov 2025
Moerani Frébault à l’ONU : la voix du Pacifique qui réconcilie mémoire et avenirAu delà du récif

Moerani Frébault à l’ONU : la voix du Pacifique qui réconcilie mémoire et avenir

9 Oct 2025
Une machine transforme l’air en essence, révolution ou mirage ?Au delà du récif

Une machine transforme l’air en essence, révolution ou mirage ?

6 Août 2025
Article précédent

“Inéligibilité : la QPC qui peut tout changer en Nouvelle-Calédonie”

Article Suivant

Je me suis levé. J’ai regardé les infos.

Article Suivant

Je me suis levé. J’ai regardé les infos.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Fil d'infos

02/01 à 12:00

Changer de slogan suffira-t-il à sauver le tourisme calédonien ?

La relance touristique ne se décrète pas à coups de slogans.Elle se construit dans la durée, ...

02/01 à 11:00

Train de vie de l’État : Lecornu met fin à une anomalie

La République n’est pas un guichet à privilèges permanents.L’État met fin à une anomalie...

02/01 à 10:35

Le boomerisme calédonien est une impasse

Le texte de Pierre Bretegnier circule ces jours-ci comme une lettre ouverte aux candidats loyalis...

02/01 à 10:00

Black-out de décembre : la vérité sur la panne qui inquiète

La coupure du dimanche 21 décembre 2025 n’a pas seulement plongé des milliers de foyers dans ...

02/01 à 09:02

Nouvelle mosquée à Metz : une importante subvention de la ville annulée par la justice

Le tribunal administratif de Strasbourg a annulé ce mardi la subvention de 490 000 euros accord�...

02/01 à 08:05

34 tués en 2025 : la fatalité n’existe pas

La route ne pardonne pas l’imprudence, encore moins le déni.À l’heure des bilans, les chiff...

02/01 à 06:41

Je me réveille, l’année commence doucement

Je me réveille.On est le 2 janvier 2026.La fête n’est pas tout à fait finie à Nouméa. La S...

02/01 à 06:29

Nouméa en lumière : le son et lumière grandiose du 1er janvier 2026

Le 1er janvier 2026, Nouméa a donné le coup d’envoi de l’année avec un spectacle son et lu...

01/01 à 16:09

Entreprises calédoniennes : la CPME tire la sonnette d’alarme

La situation économique de la Nouvelle-Calédonie continue de se dégrader, sans perspective cla...

01/01 à 15:01

Miss et Mister JNC Junior 2025 : l’émotion d’une jeunesse qui rassemble

L’émotion a largement dépassé le cadre d’un simple concours. Avec la première édition de...

Logo La Depeche
L'actualité en continue
sur La Dépêche
logo ladepeche nc

RUBRIQUES

  • Au delà du récif
  • Economie
  • Le Débrief
  • Le Talk
  • Opinions
  • Politique
  • Société
  • Vidéos

Le réseau

  • OcéaneFM
  • Le JDD
  • La Dépêche de Nouméa
  • SudTV
  • La Factory

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

  • À votre avis ?
  • Accueil
  • BTM Radio
  • Contact
  • Le Flux
  • Mentions Légales
  • Météo
  • Politique de Confidentialité
  • Politique de cookies
  • Régie Pub

© 2025 - La Dépêche de Nouméa

SYDNEY-HOBART, LA NOUVELLE-CALéDONIE GAGNE EN DOUBLECRISE à LA CCI-NC : LE FAUTEUIL AVANT L’HONNEURCBD LéGAL AILLEURS, INTERDIT ICI : L’ABSURDITé CALéDONIENNENT GLOBAL HôTEL, DERRIèRE LE RêVE DES COMMENTAIRES, L’ARNAQUE ?CRISE AU MéDIPôLE : LA CME, PILIER DISCRET DE L’HôPITALTOURISME : LE COUP DE FROID DE NOVEMBRE 2025ROUTES CALéDONIENNES : QUAND L’ALCOOL TRANSFORME LA FêTE EN DRAMEEMPLOI EN DANGER : LE GOUVERNEMENT PROLONGE LE BOUCLIER SOCIAL

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo

© 2025 - La Dépêche de Nouméa