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Au delà du récif

Une machine transforme l’air en essence, révolution ou mirage ?

6 août 2025 à 09:00
2 min de lecture
Une machine transforme l’air en essence, révolution ou mirage ?
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En 2025, la start-up new-yorkaise Aircela présente une machine de la taille d’un réfrigérateur qui convertit le CO₂ atmosphérique en essence synthétique sans énergies fossiles, compatible avec les moteurs existants. Démontrée à Manhattan, elle utilise énergie renouvelable et l'électrolyse, mais des doutes persistent sur son efficacité énergétique et sa viabilité économique.

Une technologie prometteuse

En mai 2025, Aircela dévoile à Manhattan une machine produisant de l’essence synthétique à partir d’air, d’eau et d’électricité renouvelable. Compacte (taille d’un réfrigérateur), elle capte 10 kg de CO₂ pour produire 3,8 litres d’essence par jour, stockant jusqu’à 64,35 L. Le carburant, sans soufre ni métaux lourds, est compatible avec tout moteur thermique.

Fonctionnement en trois étapes

  1. Capture de CO₂ : Une solution de potasse (KOH) extrait le dioxyde de carbone de l’air ambiant.
  2. Électrolyse : L’électricité renouvelable (énergie solaire) sépare l’hydrogène de l’eau, combiné au CO₂ pour former du méthanol.
  3. Synthèse : Un procédé catalytique (MTG) transforme le méthanol en essence.

Nous avons construit une machine fonctionnelle, pas un prototype.

affirme Eric Dahlgren, PDG d’Aircela.

Points validés et incertitudes

Confirmé Non confirmé
Production d’essence à partir d’air démontrée Rendement énergétique et coût par litre non divulgués
Compatibilité avec moteurs existants Durabilité et maintenance à long terme
Carburant neutre en carbone avec énergie renouvelable Coût de production final
Design modulaire pour usage hors réseau Fiabilité à grande échelle

Scepticisme des experts

La synthèse via DAC et électrolyse est énergivore, potentiellement moins rentable que le stockage d’électricité. Des concurrents comme Carbon Engineering produisent à plus grande échelle, mais les coûts restent élevés (50-100 USD/tonne de CO₂). Aucune étude indépendante n’a validé les performances d’Aircela à ce jour.

Perspectives et défis

Aircela, soutenue par Chris Larsen et Maersk Growth, prévoit un déploiement dès l’automne 2025. Dans un monde où 90 % des véhicules restent thermiques, cette technologie pourrait réduire les émissions sans changer les infrastructures. Cependant, sans données sur les coûts (estimés à 1 670 644 - 2 207 637 XPF par unité) ou l’efficacité, son impact reste incertain.