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Au delà du récif

Audiovisuel public : feu vert pour la commission d’enquête réclamée par Éric Ciotti

23 octobre 2025 à 14:02
3 min de lecture
Audiovisuel public : feu vert pour la commission d’enquête réclamée par Éric Ciotti
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La commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale a validé, mardi, la création d’une commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public », à l’initiative du patron de l’UDR.
Audrey Senecal   22/10/2025 
Éric Ciotti, président de l'Union des droites pour la République (UDR).
Éric Ciotti, président de l'Union des droites pour la République (UDR). AP/SIPA / © Thibault Camus

Victoire pour l’UDR. La commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale a jugé recevable, ce mardi 21 octobre, la création d’une commission d’enquête « sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public », voulue par Éric Ciotti. Le chef de file du parti de droite avait suggéré cette idée après la diffusion de vidéos montrant des journalistes du service public en pleine discussion avec des responsables du Parti socialiste. Au cours de cette conversation, dévoilée le 5 septembre par le magazine L’Incorrect, étaient notamment évoquées les élections municipales en ces termes : « Nous, on fait ce qu’il faut pour (Rachida) Dati, Patrick (Cohen) et moi », déclarait Thomas Legrand à Pierre Jouvet et Luc Broussy.

« Ce récent épisode illustre la nécessité d’évaluer si les principes de neutralité, pilier du service public, sont respectés », écrivait dans la foulée de cette polémique l’UDR, qualifiant l’affaire de « scandale ». Avant de souligner : « Nous rappelons que l’audiovisuel public, financé par les impôts des Français, doit garantir une information équilibrée, pluraliste et indépendante de toute influence partisane. »

Six mois de travaux

Grâce à cette commission, Éric Ciotti espère auditionner l’ensemble des acteurs de l’audiovisuel public : sa présidente, Delphine Ernotte, la présentatrice du 20 h de France 2, Léa Salamé, ou encore les journalistes au cœur de la tempête, Patrick Cohen et Thomas Legrand. Le but ? Évaluer les éventuelles dérives éditoriales et formuler des recommandations pour renforcer la neutralité du service public.

« Attention à ne pas faire de cette initiative un tribunal médiatique », a mis en garde Céline Calvez (Ensemble pour la République). Cette commission d’enquête « doit devenir un instrument de clarté et de progrès », a-t-elle insisté. « Nous formons le vœu que cette commission ne soit pas réduite à une succession de happenings entretenus par la recherche du buzz, mais qu’elle serve véritablement à abonder sur le fond notre analyse », a de son côté déclaré Frédérique Meunier (Droite républicaine).

Le député et rapporteur du texte visant à créer la commission d’enquête, Charles Alloncle (UDR), s’est voulu rassurant. « Aucune conclusion n’est faite avant même la formation de cette commission d’enquête », a-t-il rappelé, ajoutant que son groupe « sera dans une démarche (…) de vérification ». Une fois un rapporteur et un président désignés, la commission aura six mois pour mener ses travaux.

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