Je me réveille. Il fait déjà chaud.
Et la place des Cocotiers est noire de monde.
Un vide-grenier. Premier de l’année.
Des familles partout, des sacs, des enfants, des cahiers, des shorts trop petits.
La rentrée approche.
Tout le monde anticipe.
Je traverse. On cherche des vêtements.
Des fournitures.
Des bonnes affaires.
Ça discute, ça rigole, ça se retrouve.
Blanc, noir, gris.
Tout le monde ensemble.
Ça fait du bien.
Je rentre chez moi.
Et là …
Plus de lumière.
Coupure de courant dans le Grand Nouméa.
19 h 22.
Ducos. Koutio. Dumbéa. Mont-Dore.
Près de 40 000 foyers dans le noir.
Encore.
Enercal parle de câble souterrain.
De protections qui sautent.
Les équipes interviennent.
Le courant revient.
Mais la question reste.
Combien de fois encore ?
Pendant ce temps-là ,
un feu de brousse à Montravel.
Un autre la veille près de la voie express.
Les pompiers éteignent.
Vite.
Heureusement.
Demain, l’UNC redémarre.
Rentrée solennelle.
Premiers étudiants.
Intégration.
Braderie solidaire.
La vie reprend.
aujourd’hui c’est la Chandeleur. La lumière. Les crêpes.
La pièce dans la main. Pour la chance.
On verra bien.
À l’international,
l’Iran et les États-Unis se regardent.
Trump entretient le flou.
La diplomatie dit oui.
Les navires avancent quand même.
À Paris,
la campagne municipale s’enflamme.
Anne Hidalgo attaquée.
Les subventions pointées.
La bataille est lancée.
En Calédonie, les jeunes nagent. S’entraînent.
Progressent. On prépare l’avenir.
La lune est pleine. Le ciel est clair.
Même sans électricité,
elle éclaire tout.
Bref.


















