Sur Océane FM, les auditeurs ont massivement réagi à une décision symbolique mais lourde de sens : la suppression des drapeaux sur les permis de conduire. Un détail pour certains, un scandale pour d’autres. À travers leurs interventions, c’est tout le malaise identitaire et administratif du pays qui s’est exprimé.
Confusion totale sur la gratuité
Dès les premiers appels, la question de l’argent a fusé.
Qui va me payer mon permis pour enlever ce drapeau ?
s’indigne un auditeur, rappelant qu’il venait de renouveler son document il y a deux mois. Un autre souligne :
On dit que c’est gratuit, mais il faudra bien payer le timbre fiscal et la photo. Ce n’est pas si gratos que ça
Entre annonces officielles et rumeurs des réseaux sociaux, la confusion règne. Certains assurent que seuls les nouveaux permis délivrés seront sans drapeaux, d’autres que le changement sera pris en charge.
Les drapeaux : symbole ou perte de temps ?
Pour une partie des auditeurs, le débat n’a pas lieu d’être :
On a d’autres urgences que ces histoires de drapeaux
tranche un intervenant. Mais d’autres y voient un symbole identitaire fort :
Ces drapeaux sont nos signes identitaires, ils ne méritent pas d’être diabolisés
La fracture est nette : là où certains parlent de pragmatisme administratif, d’autres dénoncent une attaque contre la mémoire et la représentation politique. La mesure, censée calmer les tensions, semble au contraire rouvrir une plaie.
Entre incompréhension et résignation
Beaucoup finissent par relativiser, préférant tourner la page.
Bravo à ceux qui ont décidé ça, avançons et arrêtons de faire marche arrière
souffle un auditeur. Mais la lassitude domine : entre coûts potentiels, procédures floues et débats symboliques, le permis de conduire devient malgré lui le miroir d’un pays en quête de clarté et de cohésion.
Ce qui aurait pu rester un ajustement administratif s’est transformé en nouvelle polémique calédonienne. À travers le permis, c’est la question du vivre-ensemble, du poids des symboles et de la confiance envers les institutions qui s’invite dans le quotidien des citoyens. Reste à savoir si le gouvernement saura apaiser la confusion ou si ce dossier restera, une fois de plus, un catalyseur de divisions.