Un parti né d’un refus des compromissions. Un mouvement qui s’impose comme une force de fidélité à la France.
De la rupture avec Gomès à l’ascension d’un parti structuré
En 2019, à la suite des élections provinciales, Nicolas Metzdorf et Nina Julié claquent la porte de Calédonie ensemble.
Motif : le « hold-up démocratique » orchestré par Philippe Gomès, qui a préféré offrir des postes aux indépendantistes plutôt que de respecter la victoire écrasante de L’Avenir en Confiance. Un reniement qui a précipité la naissance de Générations NC, un parti déterminé à défendre la voix des non-indépendantistes.
Dès 2020, ce nouveau mouvement fait une percée spectaculaire : il s’empare de La Foa, bastion symbolique de Calédonie ensemble, et gagne des sièges dans les conseils municipaux de Dumbéa, Nouméa et du Mont-Dore. Deux ans plus tard, la victoire aux législatives de la seconde circonscription consacre cette dynamique, avant la réélection de Metzdorf en 2024 dans la première circonscription, après la dissolution de l’Assemblée nationale.
Aujourd’hui, Générations NC ne se contente plus d’être une force montante : il est un parti organisé, structuré, doté de comités communaux solides. Et il entend le prouver lors des municipales de mars 2026.
L’union loyaliste comme boussole stratégique
Réunis ce samedi 30 août à Nouméa, les cadres de Générations NC ont rappelé leur priorité : l’union des forces non-indépendantistes. Car face aux indépendantistes, les divisions seraient suicidaires.
Notre stratégie doit s’inscrire dans l’intérêt de notre parti, mais aussi de cette fédération loyaliste, qui est devenue la première force politique du pays
explique Nicolas Metzdorf. Le député, qui a précisé qu’il ne briguerait pas la mairie de La Foa, met en avant une logique simple : dans la plupart des communes, un seul candidat loyaliste doit représenter le camp pro-France. Avec l’appui des Républicains calédoniens de Sonia Backès et du Mouvement populaire calédonien de Gil Brial, Générations NC participe activement à ce front commun.
Cependant, l’union ne sera pas toujours possible. Au Mont-Dore, la conseillère Nina Julié devrait affronter la maire Élizabeth Rivière, du Rassemblement. Preuve que, malgré la discipline politique, certaines rivalités locales persistent. Mais le cap reste clair : minimiser le nombre d’élus indépendantistes pour préserver l’avenir institutionnel et l’ancrage français de la Nouvelle-Calédonie.
Préparer les municipales comme une bataille nationale
Derrière ce séminaire, l’objectif est limpide : coordonner la stratégie sur tout le territoire, du Grand Nouméa à la Brousse, en passant par la province Nord. Chaque comité communal est chargé d’établir un bilan du mandat écoulé et de bâtir des propositions concrètes pour répondre aux attentes des administrés.
Pour Générations NC, ces élections municipales ne sont pas un simple scrutin local : elles conditionnent l’équilibre futur du pays, car les élus municipaux deviennent des grands électeurs, chargés ensuite de désigner les sénateurs de la République. La bataille est donc éminemment politique et nationale.
Générations NC est né dans la douleur d’un reniement. Aujourd’hui, il est l’un des piliers du camp loyaliste
souligne N Metzdorf. Fort de son organisation militante et de son ancrage territorial, le mouvement entend défendre la France, protéger les communes de l’emprise indépendantiste et consolider la première force politique du pays.
Le rendez-vous de mars 2026 marquera un nouveau test. Mais une chose est certaine : Générations NC ne veut plus jamais revivre les compromissions de 2019. Sa stratégie est claire : l’unité des non-indépendantistes pour barrer la route à ceux qui veulent couper le lien avec la France.