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Au delà du récif

Rafale en Pologne : premières missions pour l’armée française

16 septembre 2025 à 15:05
3 min de lecture
Rafale en Pologne : premières missions pour l’armée française
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L’état-major des armées a diffusé ce dimanche les premières images des avions de chasse déployés, à la demande d’Emmanuel Macron, dans le cadre des missions de surveillance de l’Otan.

Nicolas Cuoco15/09/2025 à 19:05, Mis à jour le 15/09/2025 à 19:08
Dans le cadre de la mission de police du ciel de l'Otan, Paris a envoyé trois Rafale en Pologne
Dans le cadre de la mission de police du ciel de l'Otan, Paris a envoyé trois Rafale en Pologne. © EMA
Quelques jours après qu’Emmanuel Macron a annoncé l’envoi de trois appareils Rafale en Pologne, l’institution militaire a réagi sans tarder. Des images diffusées par l’état-major des armées (EMA), dimanche 14 septembre, montrent deux chasseurs français décollant d’une base polonaise, sans que sa position exacte soit précisée. Dans la vidéo, d’environ 1 minute et 20 secondes, l’armement qui équipe les aéronefs est bien visible sous les ailes des appareils, comme pour montrer que les Rafale sont prêts à affronter toute éventualité. De fait, les aéronefs de Dassault qui apparaissent sur les images sont « configurés en armement air-air », selon l’état-major des armées, alors que la séquence date de samedi. Ce déploiement français s’inscrit dans le cadre de l’opération « Sentinelle orientale » et répond à l’incursion de 19 drones russes dans l’espace aérien polonais dans la nuit du 9 au 10 septembre. Depuis, Varsovie est en état d’alerte, comme les autres États de l’Alliance atlantique présents militairement sur son sol. L’opération « Sentinelle orientale » (Eastern Sentry), menée par l’Otan pour renforcer son flanc est après ces incursions, « mobilisera toute une série de moyens des Alliés, tant des capacités classiques que des technologies novatrices, dont des éléments permettant de faire face à l’utilisation de drones », précise l’organisation militaire.
Ambiguïté russe
Eastern Sentry survient dans un contexte marqué par des actions russes perçues comme des provocations. En effet, après la Pologne, la Roumanie a condamné, dimanche, le vol d’un drone russe dans son espace aérien. Le pays membre de l’Otan « condamne fermement les actions irresponsables de la Fédération de Russie et souligne qu’elles représentent un nouveau défi pour la sécurité et la stabilité régionales dans la région de la mer Noire », a déclaré son ministère de la Défense dans un communiqué.
Par ailleurs, ce lundi, après l’intrusion de drones russes dans les espaces aériens polonais et roumain, Dmitri Medvedev, l’ancien président de la Russie et actuel vice-président du Conseil de sécurité russe, a estimé que si les alliés de Kiev autorisaient les pays de l’Otan à abattre des drones russes, « cela ne conduirait qu’à une chose − une guerre entre la Russie et l’Otan ». Cela vaut pour les aéronefs dans l’espace aérien ukrainien, mais quid des drones illégitimes dans les frontières de l’Alliance ?

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