Régie Pub
jeudi 15 janvier 2026
La Dépêche de Nouméa
Le Flux
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
La Dépêche de Nouméa
Le Flux
No Result
View All Result

15 octobre : briser le silence du deuil périnatal

La Dépêche par La Dépêche
15 octobre 2025
dans L'actualité locale, Société
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
7 minutes

Chaque 15 octobre, une lueur parcourt la planète : celle des bougies allumées pour les enfants partis trop tôt. La Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal n’est pas une date parmi d’autres. C’est celle où des milliers de familles, souvent invisibles, retrouvent le droit de dire : « Nous aussi, nous avons été parents. »

Un deuil sans corps, sans mots, sans place

Le deuil périnatal est un chagrin souvent invisible. Lorsqu’un bébé meurt avant ou peu après la naissance, les parents affrontent une douleur immense… dans un silence glaçant. Autour d’eux, la société peine à reconnaître cet enfant, parce qu’il n’a pas vécu “assez longtemps” pour exister aux yeux des autres. Alors on évite le sujet, on change de conversation, on minimise et les parents se retrouvent seuls, enfermés dans un deuil que personne ne comprend vraiment. Pourtant, cet enfant a existé, ne serait-ce qu’un instant, et son absence laisse une trace indélébile. Une douleur sourde que la société regarde à peine. Un drame intime, silencieux, que les statistiques ne suffisent pas à dire. Parce qu’il n’y a pas de souvenirs, pas de photos, pas d’anniversaires. Seulement un prénom sur un faire-part qui n’a jamais été envoyé.

Entre l’amour et la survie : le drame de l’IMG

L’interruption médicale de grossesse (IMG) est l’une des décisions les plus déchirantes qu’un parent puisse affronter. Elle intervient lorsque la vie bascule, quand la médecine constate l’insupportable : la mère ne pourrait survivre à la poursuite de la grossesse, ou l’enfant à naître est atteint d’une maladie incurable, d’une anomalie si grave qu’aucun espoir de vie digne n’est possible. Parfois, c’est un cœur qui bat, mais un destin déjà condamné. Dans ces moments suspendus, le temps s’arrête, les mots manquent, et les parents doivent choisir entre l’amour et la survie, entre la présence et l’adieu. L’IMG n’est pas un choix, c’est une tragédie médicale et humaine, vécue dans une solitude que seuls ceux qui l’ont traversée peuvent comprendre.

Quand la vie s’interrompt sans raison

Quand le cœur du bébé s’arrête de battre, c’est comme si le monde se déchirait en silence. En un instant, tout s’éteint : les battements qu’on écoutait avec tendresse disparaissent, laissant place à un vide assourdissant. Les médecins parlent de causes possibles, anomalies chromosomiques, placenta défaillant, infection, hypertension, accident inexpliqué mais rien ne console. Parfois, aucune raison n’est trouvée. Le cœur cesse simplement, sans avertir, sans explication. Et les parents, eux, restent figés entre deux temps : celui où la vie grandissait en eux, et celui où elle s’est tue. Ce silence-là n’est pas seulement médical, c’est une fracture de l’âme, une douleur que même les mots les plus doux ne savent pas apaiser.

Quand on ne sait pas quoi dire

Voir un proche traverser un deuil périnatal, c’est se sentir impuissant face à une douleur qu’on ne peut ni comprendre ni réparer. Beaucoup ne savent pas quoi dire, alors ils se taisent ou, pire encore, changent de sujet, par peur de raviver la souffrance. Pourtant, ce silence blesse autant que les mots maladroits. Les parents endeuillés n’attendent pas des réponses, mais une présence. Être là, simplement, sans juger, sans chercher à consoler à tout prix. Parfois, un regard, une main posée, une phrase sincère comme “je pense à lui” suffisent à briser l’isolement. Car dans ce deuil invisible, ce que les familles redoutent le plus, ce n’est pas la douleur, c’est l’oubli.

Parler de toi, même si tu n’es plus là

Dans les hôpitaux, le temps se fige. Le cœur du bébé s’arrête, celui des parents continue mais plus jamais comme avant. Ce deuil particulier heurte l’ordre du monde : un enfant ne devrait pas mourir avant ses parents. Et pourtant, cela arrive tous les jours. Antoine et Marie : « Nous avons perdu notre fille avant même d’avoir pu lui dire bonjour ». Antoine a 41 ans, Marie en a 36. Leur fille devait naître en juillet. À six mois de grossesse, le diagnostic définitif est tombé : trisomie 21.

On nous a annoncé qu’elle était porteuse de la trisomie. Tout s’est effondré

confie Antoine. Le couple a dû affronter l’impensable : interrompre la grossesse.

On dit “interruption médicale de grossesse, une IMG”, mais il n’y a rien de médical dans ce qu’on ressent. C’est un adieu, pas une décision. On signe un papier, mais on signe surtout la fin d’un rêve.

À l’hôpital, on leur a proposé de voir leur fille, de lui donner un prénom, de garder un souvenir. Marie a accepté, naturellement.

Je voulais qu’elle ait un nom, qu’elle existe, qu’elle soit reconnue

dit-elle. Elle a demandé qu’on prenne des photos.

Ce petit corps sans vie, c’était le nôtre, c’était elle. J’avais besoin de la voir, de la garder, de ne pas l’effacer

Mais Antoine, lui, ne comprenait pas.

Je me suis enfermé dans une boîte, incapable de savoir ce qu’il fallait faire. Je ne savais pas comment gérer mes émotions. Alors j’ai fui. J’ai cru que le silence m’aiderait à tenir. Mais en réalité, il m’a enfermé davantage

Ce n’est que bien plus tard qu’il a compris.

J’aurais dû vivre ce moment. J’aurais dû la prendre, partager mes émotions avec Marie, accepter ce que nous vivions. Au lieu de ça, je me suis réfugié dans un monde imaginaire, un endroit sans douleur. Mais la douleur, elle, était toujours là

Aujourd’hui encore, Marie garde précieusement ces photos, comme un témoignage de vie, d’amour, et de vérité. Antoine, lui, parle d’elle comme d’une présence constante.

Elle est là. Pas ailleurs, pas au ciel, ici, à nos côtés. Quand je doute, quand je vacille, j’ai l’impression qu’elle m’accompagne. Elle m’aide chaque jour, elle me guide. Comme un ange gardien silencieux. Elle fait partie de nous. Elle ne nous a jamais quittés

Et à ceux qui traversent aujourd’hui cette même épreuve, Antoine veut dire :

Ne fuyez pas. Ne vous cachez pas. La douleur est inévitable, mais si vous la refusez, elle vous hantera plus fort encore. Ce que vous n’affrontez pas devient un poids. Les regrets, eux, vous suivront jusqu’à votre dernier souffle

Marie, elle, n’a jamais compris la réaction d’Antoine. Elle l’a acceptée, sans la juger.

Chacun réagit comme il peut, mais pour moi aussi, son silence a été une douleur de plus. On perd un enfant, et parfois, on se perd un peu l’un l’autre

Pour eux deux, cette épreuve restera à jamais une cicatrice. Mais aujourd’hui, ils avancent ensemble, avec leur fille en filigrane, invisible, mais présente à chaque pas.

Continuer la lecture

Maxime Grousset pulvérise les codes du sprint à Singapour !Société

Maxime Grousset pulvérise les codes du sprint à Singapour !

28 Juil 2025
Ce chantier à 10 milliards qui va tout relancerEconomie

Ce chantier à 10 milliards qui va tout relancer

6 Déc 2025
Aide aux vacances : fini le laxismeL'actualité locale

Aide aux vacances : fini le laxisme

13 Oct 2025
Mobilisé pour sauver des vies !Société

Mobilisé pour sauver des vies !

14 Juin 2025
Article précédent

13 milliards de fraude : l’État s’est laissé plumer

Article Suivant

Vos droits face au silence de l’administration

Article Suivant

Vos droits face au silence de l’administration

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Fil d'infos

14/01 à 19:59

Anne-Sophie Ronceret : « Ce qui m’a le plus touchée, ce sont les témoignages »

De retour en métropole après une semaine de déplacements en Nouvelle-Calédonie, Anne-Sophie R...

14/01 à 15:03

Air Calédonie : le déménagement à Tontouta, un pari vital pour survivre

Le 2 mars prochain, Air Calédonie tournera une page de son histoire. Les opérations quitteront ...

14/01 à 14:07

Matthew et Hunter : ces îlots stratégiques au cœur d’un bras de fer régional

À première vue, Matthew et Hunter ne sont que deux confettis volcaniques perdus dans l’immens...

14/01 à 13:00

1940 : la ligne Maginot n’a pas failli, la politique si

À rebours des caricatures paresseuses, l’histoire de la ligne Maginot mérite d’être relue ...

14/01 à 12:00

Facture d’électricité : l’été qui va vous coûter cher

Quand la chaleur s’installe, le confort quotidien a un prix.Et en Nouvelle-Calédonie, l’ét�...

14/01 à 11:00

Haute mer : l’ONU met fin au Far West des océans

Quand le droit international avance enfin là où l’idéologie a longtemps dominé, les États ...

14/01 à 10:00

Nickel en crise : l’État refuse le chèque en blanc

La reconstruction économique de la Nouvelle-Calédonie avance à petits pas, entre contraintes b...

14/01 à 09:02

Haut-Commissariat à la diversité : une trahison des principes fondateurs de la République

TRIBUNE. La création annoncée d’un Haut-Commissariat à la diversité marque une rupture sile...

14/01 à 08:02

À Pouébo, l’école a payé le prix de l’insécurité

Dans le silence de la Province Nord, loin des tribunes politiques et des discours abstraits sur l...

14/01 à 07:00

FLNKS : l’impasse idéologique

Le constat est désormais difficile à contester : le FLNKS n’a plus rien à proposer de concre...

Logo La Depeche
L'actualité en continue
sur La Dépêche
logo ladepeche nc

RUBRIQUES

  • Au delà du récif
  • Economie
  • Le Débrief
  • Le Talk
  • Opinions
  • Politique
  • Société
  • Vidéos

Le réseau

  • OcéaneFM
  • Le JDD
  • La Dépêche de Nouméa
  • SudTV
  • La Factory

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

  • À votre avis ?
  • Accueil
  • BTM Radio
  • Contact
  • Le Flux
  • Mentions Légales
  • Météo
  • Politique de Confidentialité
  • Politique de cookies
  • Régie Pub

© 2025 - La Dépêche de Nouméa

« L’ÉTAT EST EN TRAIN DE S’HUMILIER »JEAN TERLIER : « UNE PROMESSE D’ÉTAT QUI ENGAGE LA RéPUBLIQUE »LE GRAND ENTRETIEN — ALAIN JUILLETLA FRANCE RENFORCE SA SOUVERAINETé à NOUMéASONDAGE EXCLUSIF – BARDELLA, RETAILLEAU, KNAFO : QUI POUR INCARNER L’UNION DES DROITES à LA PRéSIDENTIELLE ?SAINT-LOUIS : QUAND LA FLUIDITé PASSE AVANT L’ORDRE PUBLICOUTRE-MER : ET SI LA FRANCE ARRêTAIT ENFIN L’ASSISTANAT ?CONGRèS SOUS TENSION : L’UC ARRACHE L’URGENCE SOCIALE à UNE VOIX

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo

© 2025 - La Dépêche de Nouméa