La Dépêche de NouméaLa Dépêche de Nouméa
NouméaChargement...
En direct
L'Actualité locale
Politique
Économie
Société
Coup de gueule
Journée mondiale

Aucun dossier disponible

Le DebriefMémoireTribuneAu-delà du récifSudTVMétéo
La Dépêche de Nouméa

Votre source d'information en Nouvelle-Calédonie. Actualités, politique, économie, sport et culture.

contact@ladepeche.nc
Nouméa, Nouvelle-Calédonie

Rubriques

  • Actualité locale
  • Le Debrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • SudTV

Liens utiles

  • Météo
  • En Direct
  • Régie publicitaire

Abonnement

Recevez toutes les actualités chaque matin dans votre boite mail.

Suivez-nous

© 2026 La Dépêche de Nouméa

Mentions légalesConfidentialitéCookies
0%
AccueilAu delà du récif
Au delà du récif

Taxe Zucman : le naufrage d’une illusion fiscale !

1 novembre 2025 à 05:23
4 min de lecture
Taxe Zucman : le naufrage d’une illusion fiscale !
Partager
AAAA
Aa

Deux jours d'affrontements feutrés, des couloirs surchauffés et une tension presque palpable : l’Assemblée nationale a vécu un moment de vérité.
Car derrière les sourires de façade, la gauche espérait infléchir une ligne budgétaire que la majorité macroniste refuse obstinément de bouleverser.

LA GAUCHE EN ORDRE DE BATAILLE… MAIS INCAPABLE DE S’ENTENDRE

Depuis plusieurs jours, les débats du budget 2026 tournent au bras de fer idéologique. La gauche pensait profiter d’un moment politique : inflation persistante, entreprises florissantes, inquiétudes sociales… Une configuration idéale, selon elle, pour imposer une réforme choc sur la fiscalité des plus riches.
Mais l'effet de puissance n’aura duré que quelques heures.

Dès le matin, Guillaume Kasbarian, ancien ministre et figure des macronistes, a donné le ton.

C’est Halloween, et nous allons disséquer des horreurs fiscales toute la journée, lâche-t-il, en manière assumée de torpiller la taxe Zucman, étendard fantasmé de la gauche radicale.

L’hémicycle, presque plein, comprend alors que la journée sera déterminante.

L’amendement écologiste, présenté par Éva Sas, proposait un impôt minimum de 2 % sur les patrimoines dépassant 100 millions d’euros (12 milliards de francs CFP). Une promesse simple, symbolique, et taillée pour séduire les bancs rouges et verts. Après deux heures de joute et de contre-arguments constitutionnels, le verdict tombe : 228 voix contre, 172 pour. Un revers attendu, mais un revers quand même.

Le PS, déjà fragilisé, tentera aussitôt de sauver la face avec une version allégée, qualifiée de « light » : 3 % à partir de 10 millions d’euros (1,2 milliard de francs CFP), en épargnant les entreprises familiales et innovantes. Une tentative de compromis comme seuls les socialistes en ont encore le secret.
Mais là encore, rejet massif : 171 pour, 228 contre. Deux défaites en moins de trois heures. Une humiliation politique.

Dans la foulée, Mathilde Panot (LFI) se déchaîne contre le PS, accusé d’avoir cru au marchandage avec les macronistes :

La seule solution, c’est la censure et la fin du macronisme.

Les masques tombent : la gauche n’est même plus capable de défendre une stratégie commune.

LE PS ACCULÉ PAR SES ALLIÉS, LECORNU IMPERTURBABLE

À la reprise de la séance, le président du groupe PS Boris Vallaud tente une contre-offensive morale. Il sermonne Sébastien Lecornu sur la « responsabilité du compromis ». Il rappelle que le PS a préféré débattre plutôt que « livrer la France aux bonimenteurs du RN ». Une pique à peine voilée, mais surtout une tentative d’exister.

Lecornu, lui, ne bronche pas. Le Premier ministre reste droit dans ses bottes, fidèle à une ligne : pas d’impôt miracle, pas de fiscalité punitive, pas de symbole idéologique.

La gauche espérait que le déjeuner entre Lecornu et les dirigeants socialistes, révélé par France Inter, débloquerait quelque chose. Mais Olivier Faure coupe court dans l’après-midi : « Nous n’avons pas avancé ». Autrement dit : rien, absolument rien n’a été concédé.

Le PS menace alors, comme souvent, de déposer une motion de censure. Une habitude, presque un réflexe, devenu l’unique arme d’un parti qui peine à retrouver son souffle.

Arthur Delaporte, porte-parole socialiste, l’admet :

La pente n’est pas la bonne.

Mais il veut croire que le débat continue, notamment autour du rétablissement de l’ISF, sujet fétiche de la gauche divisée.

Dans le même temps, la gauche dénonce le « faible rendement » de la taxe sur les multinationales, adoptée plus tôt dans la journée mais largement modifiée par la droite, qui s’est appliquée à en retirer la dimension punitive. Une victoire de la droite assumée, qui refuse de voir la France se couper de son attractivité économique.

LE CORPS CENTRAL DU MACRONISME S’ASSUME : PAS D’IMPÔT-SPECTACLE

Sébastien Lecornu clôt finalement la journée dans un style direct, cohérent et sans détour. Il répète son désaccord « profond » avec une gauche qu’il juge déconnectée :

Il n’existe pas d’impôt miracle, martèle-t-il.

Et surtout pas un impôt « à fort rendement » qui tienne debout devant le Conseil constitutionnel.
C’est là le cœur du macronisme : un réalisme technocratique, que la gauche qualifie de rigidité mais qui reste la colonne vertébrale du gouvernement.

Lecornu consent néanmoins un geste social : renoncer au gel des pensions et des minima sociaux, une concession budgétaire ciblée, loin de la taxation massive prônée par les socialistes.
Un geste technique, pensé, limité. Un geste qui tranche avec l’approche spectaculaire et punitive de la gauche sur la question des richesses.

À l’arrivée, le message est limpide :
La France ne construira pas son budget sur des symboles idéologiques.
La fiscalité punitive ne passera pas.
Et surtout : le gouvernement ne sera pas dicté par les velléités d’une gauche fracturée.

Retour a l'accueil

Newsletter

Recevez les derniers articles par email.

INFOS
Ingérences azerbaïdjanaises : trois députés ultramarins réclament « une réponse ferme » de la France•Les États-Unis renforcent leur partenariat stratégique avec le Vanuatu•Pitch Black 2026 : l’Australie rassemble 21 nations pour un exercice aérien majeur•Helia : un an après, le pari réussi de l’OPT-NC ?•Depuis Bakou, Ilham Aliev prétend décider de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie•Sinistre agricole : le compte à rebours lancé•Détroit d'Ormuz : l'Iran intercepte deux pétroliers après de nouvelles frappes américaines•Le plus grand conquérant de tous les temps ?•L'inclusion devient réelle•Défenseur des droits : Macron mise sur Buffet malgré les critiques•Ingérences azerbaïdjanaises : trois députés ultramarins réclament « une réponse ferme » de la France•Les États-Unis renforcent leur partenariat stratégique avec le Vanuatu•Pitch Black 2026 : l’Australie rassemble 21 nations pour un exercice aérien majeur•Helia : un an après, le pari réussi de l’OPT-NC ?•Depuis Bakou, Ilham Aliev prétend décider de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie•Sinistre agricole : le compte à rebours lancé•Détroit d'Ormuz : l'Iran intercepte deux pétroliers après de nouvelles frappes américaines•Le plus grand conquérant de tous les temps ?•L'inclusion devient réelle•Défenseur des droits : Macron mise sur Buffet malgré les critiques•
--:--

En Direct

1/2
20:02

Ingérences azerbaïdjanaises : trois députés ultramarins réclament « une réponse ferme » de la France

L'actualité locale

19:00

Les États-Unis renforcent leur partenariat stratégique avec le Vanuatu

Au delà du récif

17:00

Pitch Black 2026 : l’Australie rassemble 21 nations pour un exercice aérien majeur

Au delà du récif

16:00

Helia : un an après, le pari réussi de l’OPT-NC ?

L'actualité locale

15:00

Depuis Bakou, Ilham Aliev prétend décider de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie

Au delà du récif

Voir tout le fil d'actualité

Continuer la lecture

Au delà du récif

Les États-Unis renforcent leur partenariat stratégique avec le Vanuatu

Les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de renforcer durablement leur coopération avec le Vanuatu, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation,...

21 juillet 2026
4 min
Au delà du récif

Pitch Black 2026 : l’Australie rassemble 21 nations pour un exercice aérien majeur

L’Australie accueille depuis le 20 juillet l’exercice militaire Pitch Black 2026, l’un des principaux rendez-vous aériens multinationaux de l’Indo-Pacifique....

21 juillet 2026
4 min
Au delà du récif

Depuis Bakou, Ilham Aliev prétend décider de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de nouveau appelé à l’« indépendance » de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie et de la Martinique. Une déclaration...

21 juillet 2026
5 min
Face à Pékin, le Japon et l’Inde resserrent les liens

Article precedent

Face à Pékin, le Japon et l’Inde resserrent les liens

Ah, encore une journée normale… ou pas.

Article suivant

Ah, encore une journée normale… ou pas.