GABEGIE. Si elle est élue maire en mars prochain, la candidate Reconquête promet de réduire le nombre de conseillers de la capitale ou encore de supprimer certains avantages. Objectif : économiser 18 millions d’euros par an.

Saviez-vous que la ville de Paris dispose d’un adjoint chargé de la vie nocturne, mais aussi d’un adjoint à l’agriculture durable ? Autant de « gabegies » que la candidate aux municipales parisiennes, Sarah Knafo, ambitionne de supprimer. L’eurodéputée compte, plus largement, s’attaquer au train de vie des élus de la capitale, qu’elle juge excessif. À commencer par leur nombre : 163 conseillers siègent aujourd’hui au Conseil de Paris. Elle souligne – à titre de comparaison – que le Sénat américain ne compte que 100 membres pour un pays de 350 millions d’habitants, et promet de réduire de moitié le nombre de conseillers parisiens.
Sarah Knafo entend également diminuer la taille du cabinet du maire. Actuellement, Anne Hidalgo s’appuie sur 37 adjoints et 145 collaborateurs. L’eurodéputée avance une nouvelle comparaison : le Premier ministre Sébastien Lecornu dispose, à Matignon, de 66 collaborateurs. Si elle était élue, elle affirme vouloir se limiter à 10 adjoints et 30 collaborateurs. Enfin, le nombre de conseillers d’arrondissement – aujourd’hui 503 – figure lui aussi dans son viseur : elle souhaite le réduire « de moitié ».
Changer de système
L’élue européenne veut également s’attaquer aux avantages dont bénéficient les élus parisiens, dont le parc automobile municipal. Un paradoxe, selon elle, pour une ville qui revendique une politique résolument anti-voiture. Mais Paris n’en est plus à une contradiction près. Aujourd’hui, les élus disposent d’environ 2 500 véhicules appartenant à la Ville, dont 500 voitures de fonction et une cinquantaine de véhicules avec chauffeur. Sarah Knafo propose de diviser par cinq le nombre de voitures de fonction, ce qui représenterait, selon elle, une économie annuelle d’environ 3 millions d’euros.
La candidate dénonce également certains dispositifs dont bénéficient les élus, notamment les « jetons de présence », qui leur permettent de cumuler des indemnités lorsqu’ils président des syndicats ou des sociétés liés à la Ville de Paris. Elle cite le cas de David Belliard, qui aurait perçu 90 867 euros, ou encore celui du maire socialiste du 18e arrondissement, dont le cumul atteindrait 90 948 euros sur une année. Sarah Knafo propose tout simplement de supprimer ces « jetons de présence ». La candidate critique également les pratiques consistant, selon elle, à utiliser des lettres de recommandation afin de favoriser certains proches dans l’attribution de logements sociaux. À l’inverse, elle promet un système d’attribution entièrement transparent, assorti d’un contrôle indépendant.
Sarah Knafo veut économiser 18 millions d’euros par an
Après avoir déjà porté ce combat au niveau du budget de l’État, Sarah Knafo souhaite également, à l’échelle locale, s’attaquer aux subventions accordées aux associations. Elle reproche notamment à certains élus de voter des aides publiques destinées à des structures dont ils sont eux-mêmes fondateurs ou présidents. Pour mettre fin à ces situations qu’elle juge sources de conflits d’intérêts, elle propose d’imposer une transparence totale dans l’attribution des subventions.
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