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Au delà du récif

Soupçons de financement du Hamas : cinq personnes mises en examen en France

4 octobre 2026 à 17:00
2 min de lecture
Soupçons de financement du Hamas : cinq personnes mises en examen en France

Résumé IA

Cinq personnes sont mises en examen en France, soupçonnées d'avoir transféré des fonds au Hamas via deux associations humanitaires, après une enquête du Parquet national antiterroriste. Les suspects, interpellés par la DGSI, sont poursuivis pour financement d'entreprise terroriste, abus de confiance et blanchiment, et contestent les faits. Trois d'entre eux sont placés sous contrôle judiciaire.

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Cinq personnes ont été mises en examen en France dans une enquête portant sur de possibles transferts de fonds au profit du Hamas via deux associations humanitaires. Les suspects contestent les faits qui leur sont reprochés.

Cinq suspects interpellés par la DGSI

L’enquête ouverte le 21 avril 2026 sur de possibles circuits de financement du Hamas vient de connaître une nouvelle étape. Cinq personnes, placées en garde à vue par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ont été mises en examen.

Selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), elles sont soupçonnées d’avoir fait parvenir des fonds à un tiers présenté par les enquêteurs comme un collecteur de fonds pour le compte du Hamas.

Les transferts présumés auraient été réalisés par l’intermédiaire de deux associations humanitaires.

Financement du terrorisme, abus de confiance et blanchiment

Les cinq suspects ont été mis en examen pour plusieurs infractions particulièrement lourdes : financement d’entreprise terroriste, en l’occurrence le Hamas, abus de confiance en bande organisée et blanchiment d’abus de confiance en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste.

Les personnes concernées contestent les accusations.

À ce stade de la procédure, leur mise en examen ne préjuge pas de leur culpabilité. L’enquête doit désormais déterminer la destination exacte des fonds, le fonctionnement du circuit financier présumé et le degré d’implication de chacun des suspects.

Les présidents des deux associations concernés

Le Pnat avait notamment demandé le placement en détention provisoire des deux présidents des associationsconcernées par l’enquête.

Pour l’un d'entre eux, le juge des libertés et de la détention a finalement décidé d’un placement sous contrôle judiciaire, après avoir été saisi par le juge d’instruction antiterroriste.

Au total, trois des cinq personnes mises en examen ont été placées sous contrôle judiciaire.

Le montant des fonds reste inconnu

Plusieurs éléments importants du dossier demeurent confidentiels. Les autorités n’ont notamment communiqué ni la localisation des deux associations en France, ni le montant des sommes qui auraient été transférées.

L’enquête devra donc établir si des fonds collectés officiellement à des fins humanitaires ont effectivement été détournés puis acheminés vers un intermédiaire lié au financement du Hamas.

Cette affaire intervient dans un contexte de surveillance renforcée des circuits financiers susceptibles d’alimenter des organisations terroristes, notamment lorsque des structures associatives ou humanitaires sont soupçonnées d’avoir servi d’intermédiaires.