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Dermatose bovine : quand l’administration sacrifie les éleveurs

La Dépêche de Nouméa par La Dépêche de Nouméa
14 décembre 2025
dans Au delà du récif
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5 minutes

Deux jours après les premières annonces gouvernementales, la colère agricole ne retombe pas.
Sur les routes du Sud-Ouest, les tracteurs répondent à une politique sanitaire jugée brutale, déconnectée et uniforme.

Une stratégie sanitaire contestée, des éleveurs à bout

Depuis l’apparition de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en juin en France, l’État a opté pour une ligne claire : abattage total des troupeaux infectés, restrictions de mouvements et vaccination d’urgence dans un périmètre de 50 kilomètres.

Une doctrine assumée par le gouvernement, qui justifie cette fermeté par une « dégradation soudaine de la situation sanitaire ».

Mais sur le terrain, cette approche provoque une fracture profonde entre l’administration centrale et le monde rural.
La maladie, non transmissible à l’homme, peut être mortelle pour les bovins, mais nombre d’éleveurs refusent que des animaux sains soient sacrifiés au nom d’un principe de précaution jugé excessif.

Samedi, ils étaient plus d’une centaine à Carbonne, en Haute-Garonne, à camper sur l’autoroute A64, transformée en symbole d’une France agricole à bout de souffle.
Selon le ministère de l’Intérieur, 43 actions de blocage étaient en cours en fin d’après-midi, mobilisant environ 2 000 personnes.

Les départements concernés s’étendent désormais aux Pyrénées-Orientales, à l’Ariège, aux Hautes-Pyrénées et à la Haute-Garonne.
Face à cette extension géographique, la ministre de l’Agriculture a annoncé la vaccination prochaine de près d’un million de bovins.

Une annonce jugée tardive par les syndicats agricoles, qui dénoncent une gestion « plus effrayante que la maladie elle-même ».

Blocages massifs dans le Sud-Ouest : la colère s’organise

La mobilisation s’est cristallisée autour de l’autoroute A64, axe stratégique entre Toulouse et Bayonne, où près de 150 kilomètres restaient interdits à la circulation samedi après-midi.

Au moins 80 tracteurs y ont été recensés, selon l’AFP, bloquant durablement le trafic.
D’autres points de tension ont été signalés sur la rocade d’Auch, la RN20 au sud de Tarascon-sur-Ariège, la rocade nord de Pau, ainsi que sur des portions de la D911 et de l’A75.
La Confédération paysanne a appelé à des « blocages partout » et à « la fin de l’abattage total », tout en réclamant une vaccination élargie.

La Coordination rurale des Pyrénées-Atlantiques s’est également jointe au mouvement.

Il est hors de question d’abattre des bêtes saines, a martelé Léon Thierry, coprésident du syndicat, dénonçant une logique administrative aveugle aux réalités du terrain.

Sur l’A64, des bottes de paille, des tracteurs et même de jeunes sapins accrochés aux glissières de sécurité témoignent d’une détermination sans faille.

S’il faut rester jusqu’à Noël, on le fera, confie un jeune ouvrier agricole mobilisé contre l’abattage systématique.

À Pontarlier, dans le Doubs, environ 70 agriculteurs se sont rassemblés devant l’ancienne permanence parlementaire de la ministre de l’Agriculture.

Au total, les autorités évoquent une quinzaine d’actions réparties sur 13 départements, parfois émaillées de tensions.

Une fracture politique et rurale qui s’installe

Au-delà des routes bloquées, c’est une crise de confiance qui s’exprime entre l’État et le monde agricole.
Déjà épuisés par les normes, la concurrence internationale et les accords commerciaux comme le Mercosur, les éleveurs vivent cette crise sanitaire comme une injustice supplémentaire.

La Fondation 30 Millions d’Amis a appelé sur les réseaux sociaux à « faire arrêter les massacres à venir », critiquant une gouvernance aux méthodes jugées radicales.

De son côté, le gouvernement maintient que « l’abattage des bovins est la seule solution », selon des propos rapportés de la ministre de l’Agriculture.

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a dénoncé une méthode « extrêmement brutale », tout en appelant à davantage de concertation et à un protocole allégé, si possible.
Un discours qui trouve un écho certain dans les campagnes, où la souffrance du monde rural est qualifiée de sans précédent.

À Carbonne, lieu emblématique déjà marqué par la mobilisation agricole de janvier 2024, les éleveurs rappellent que leur combat n’est pas idéologique, mais vital.
Ils demandent à être entendus, consultés, respectés.
La vaccination massive annoncée suffira-t-elle à apaiser la colère ?
Rien n’est moins sûr, tant la méthode employée a laissé des traces profondes.

Dans une France agricole qui se sent abandonnée, la DNC agit désormais comme un révélateur : celui d’un pouvoir central perçu comme sourd aux réalités rurales et d’un monde paysan déterminé à ne plus se laisser sacrifier en silence.

Tags: abattage troupeauxblocage A64 agriculteurscolère agricoledermatose nodulaire contagieuseDNC bovinsOccitanie élevagevaccination obligatoire bovins

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