Chaque 24 janvier, la Journée internationale de l’éducation, portée par l’Organisation des Nations unies, met en avant le rôle central de l’école dans le développement des sociétés. En Nouvelle-Calédonie, cette journée ne peut se limiter à un discours convenu. Elle renvoie à une réalité brutale : un système éducatif fragilisé, pris entre décrochage scolaire, tensions sociales et difficultés politiques.
Une école en difficulté face aux fractures du territoire
Absentéisme chronique, décrochage massif, violences scolaires, inégalités territoriales : l’école calédonienne est aujourd’hui le miroir des fractures du pays. Dans certains établissements, transmettre les savoirs fondamentaux est devenu un défi quotidien.
À droite, le constat est clair : sans cadre, sans autorité et sans exigence, l’école ne peut remplir sa mission. L’éducation n’est pas un laboratoire idéologique ni un espace de revendications permanentes. Elle doit rester un lieu d’apprentissage, de discipline et d’élévation par l’effort.
L’égalité des chances passe par l’exigence, pas par le nivellement
En Nouvelle-Calédonie plus qu’ailleurs, l’école devrait être un ascenseur social. Or, à force de renoncements, elle tend parfois à devenir un facteur d’inégalités supplémentaires.
Multiplier les dispositifs sans évaluer leur efficacité, baisser les exigences pour masquer l’échec, ou contourner les règles pour éviter les conflits n’a jamais produit de résultats durables.
L’égalité des chances ne se décrète pas : elle se construit par le travail, la transmission des savoirs fondamentaux et le respect de l’enseignant.
Autorité, transmission et responsabilité collective
La Journée internationale de l’éducation doit aussi rappeler une évidence trop souvent oubliée : l’école ne peut pas tout, mais elle ne peut rien sans le soutien clair des familles et des institutions.
Redonner de l’autorité aux équipes éducatives, réaffirmer les règles, sanctionner les dérives et valoriser le mérite sont des leviers indispensables pour restaurer la confiance.
Former des citoyens libres, responsables et autonomes passe par une école exigeante, pas par une école affaiblie par l’idéologie ou la peur du conflit.
Une priorité stratégique pour l’avenir calédonien
Dans un territoire confronté à des défis économiques, sociaux et institutionnels majeurs, l’éducation est un enjeu de souveraineté intérieure. Sans une jeunesse formée, disciplinée et qualifiée, il n’y aura ni redressement économique ni stabilité durable.
En ce 24 janvier, la Journée internationale de l’éducation devrait être l’occasion d’un message clair en Nouvelle-Calédonie : le savoir, l’effort et l’autorité sont les véritables piliers de l’émancipation.


















