Un nouveau texte institutionnel vient d’être acté à Paris, dans une relative discrétion. Il s’inscrit clairement dans le prolongement de l’accord de Bougival signé le 12 juillet dernier.
L’accord Élysée-Oudinot a été formellement signé à Paris, entre les lieux symboliques du pouvoir exécutif et du ministère des Outre-mer. La signature s’est déroulée entre le Palais de l’Élysée et l’Hôtel d’Oudinot, confirmant l’implication directe de l’État dans le suivi du processus engagé à l’été.
Cet accord ne constitue pas un nouveau départ. Il est présenté comme un texte complémentaire à l’accord de Bougival, conclu le 12 juillet dernier à Bougival, et dont il reprend les équilibres politiques et institutionnels. Aucune renégociation n’est engagée, aucun changement de cap n’est annoncé. Le cœur du compromis de Bougival demeure intact.
L’objectif affiché de l’accord Élysée-Oudinot est avant tout de sécuriser la méthode et de clarifier les conditions de poursuite du calendrier institutionnel. Il vient formaliser un cadre de travail afin d’éviter les interprétations divergentes et de donner une lisibilité politique à la suite des discussions. En ce sens, il agit comme un verrou de stabilité plutôt que comme un texte de rupture.
Sur le plan politique, cette signature marque la volonté de l’État de s’inscrire dans la continuité et d’assumer pleinement les engagements pris à Bougival. Le message est clair : le socle existe, il est validé, et la suite doit désormais s’écrire dans ce cadre, sans remise en cause permanente ni retour en arrière. L’accord Élysée-Oudinot apparaît ainsi comme une étape de consolidation, indispensable pour permettre au processus institutionnel d’avancer de manière ordonnée.


















