À quelques jours du départ, la sélection calédonienne de rugby à treize entre dans une phase décisive de sa préparation. Direction la Nouvelle-Zélande, où les jeunes joueurs du Pacifique XIII affronteront l’équipe kiwi de Vanguard lors de deux rencontres programmées les 27 et 30 janvier. Un déplacement à la fois sportif et formateur, pensé comme un test grandeur nature du niveau calédonien dans le bassin pacifique.
Une préparation physique intensive avant le départ
Sur le terrain, la préparation s’articule autour de séances exigeantes mêlant cardio, renforcement musculaire et travail technique. Sous la direction du staff, une vingtaine de joueurs âgés de 16 à 18 ans enchaînent les exercices, conscients de l’enjeu. Certains découvrent pour la première fois un déplacement international, avec son lot de stress et d’excitation, quand d’autres abordent ce rendez-vous avec davantage de sérénité, forts d’une expérience déjà acquise lors de précédentes tournées régionales.
Les entraînements, organisés jusqu’à trois fois par semaine, visent avant tout à atteindre un niveau physique compatible avec l’intensité du jeu néo-zélandais, réputé pour sa dureté et son rythme élevé.
Le rugby à treize, une spécificité assumée
Contrairement au rugby à quinze, le rugby à treize repose moins sur les phases statiques et davantage sur les duels individuels et la continuité du jeu. Une réalité que les jeunes Calédoniens travaillent spécifiquement à l’entraînement, avec des ateliers dédiés aux passes extérieures, au placement et à la vitesse d’exécution.
Seul club structuré de rugby à treize sur le territoire, le Pacifique XIII mise sur ces confrontations internationales pour exposer ses joueurs à un niveau supérieur et les sortir de leur cadre habituel. L’objectif est clair : mesurer les écarts, identifier les axes de progression et permettre à cette jeunesse sportive de se révéler face à des adversaires plus aguerris.
Un déplacement pour se situer dans le Pacifique
Au-delà du résultat, ce voyage en Nouvelle-Zélande s’inscrit dans une logique de construction à moyen terme. En affrontant une formation kiwi reconnue dans son environnement local, la sélection calédonienne cherche à confirmer sa capacité à rivaliser dans la région et à renforcer sa crédibilité sportive.
Le départ est prévu dimanche. Deux matchs, deux occasions d’apprendre et de se montrer, pour une génération qui incarne l’avenir du rugby à treize en Nouvelle-Calédonie.

















