À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la maire sortante de La Foa, Florence Rolland, officialise sa candidature. Élue en 2022 par le conseil municipal, elle sollicite désormais le suffrage direct des Lafoyennes et des Lafoyens, avec une ligne claire : poursuivre le travail engagé, renforcer la place de La Foa sur la côte ouest et inscrire l’action communale dans le temps long. Un discours de continuité assumée, loin des effets d’annonce, dans un contexte local et budgétaire contraint.
Une candidature placée sous le signe de la continuité
En 2022, c’est le conseil municipal qui m’a portée maire. Aujourd’hui, ce sont les Lafoyens qui iront voter
explique-t-elle, soulignant le passage d’une légitimité institutionnelle à une légitimité populaire directe. Florence Rolland insiste sur la nécessité de poursuivre les projets engagés « avec responsabilité », estimant que La Foa a besoin de stabilité politique pour consolider son développement.
Pour La Foa, on a besoin de continuité, de proximité et de porter des projets d’avenir
affirme-t-elle, revendiquant une vision structurée et non opportuniste de l’action municipale. La commune, déjà identifiée comme un pôle de la côte ouest, doit selon elle conforter sa place dans « la brousse locale de l’ouest calédonien », une ambition qui repose davantage sur la cohérence territoriale que sur la rupture.
Gouverner dans la difficulté : expérience et sang-froid
La maire ne minimise pas les obstacles rencontrés lors du mandat écoulé.
Il y a eu des moments compliqués sur ces quatre dernières années
reconnaît-elle, évoquant en filigrane les crises successives qui ont frappé les communes calédoniennes. Mais ces épreuves ont, selon elle, renforcé sa détermination. Son style de gestion est revendiqué sans détour :
Je suis discrète, mais je suis ferme aussi
explique Florence Rolland, assumant une posture parfois perçue comme réservée, mais qu’elle associe à la rigueur et au respect.
Je respecte toujours les limites des autres et je ne m’impose pas
ajoute-t-elle, mettant en avant une approche technique et méthodique du mandat. Elle rappelle également la réalité concrète de la fonction :
Le mandat de maire demande une grande disponibilité
soulignant l’exigence d’un rôle souvent exercé en fin de carrière, mais qu’elle a choisi d’assumer pleinement, y compris dans sa dimension familiale :
J’assume mes fonctions de maire… et de mère
Finances, projets et appel à l’engagement citoyen
Sur le terrain financier, le discours est pragmatique.
Avec les crises successives, il a fallu équilibrer les budgets et se refaire de la trésorerie
explique-t-elle, rappelant que la gestion communale ne se limite pas à l’investissement visible. Aller chercher des financements devient alors un levier central. Florence Rolland insiste sur l’importance des partenariats :
Sans l’État, le gouvernement et la province, une commune ne fait rien
Elle revendique un sens aigu du montage de projets, qu’elle illustre avec une image parlante :
Quand j’ai un projet en tête, je ne lâche jamais le mollet de la collectivité en face
Une métaphore qui résume une méthode : persévérance, réseaux et ténacité.
Enfin, au-delà de l’échéance électorale, la maire sortante lance un appel clair à l’implication citoyenne.
La parole est aussi à vous
déclare-t-elle, invitant les habitants à participer aux réunions de quartier, à enrichir le programme ou à s’engager pour la prochaine mandature. Une démarche qui vise à ancrer l’action municipale dans une dynamique collective plutôt que partisane.
En se représentant en 2026, Florence Rolland fait le choix d’une continuité assumée, fondée sur l’expérience, la rigueur budgétaire et la proximité avec les habitants. Dans un contexte incertain pour les communes, son discours tranche par sa sobriété et son appel à la responsabilité. Reste désormais aux Lafoyennes et aux Lafoyens à décider s’ils souhaitent prolonger ce cap, ou ouvrir un autre chapitre de l’histoire communale.


















