Sur Océane FM, un mot est revenu comme un refrain amer : ponction. Pas un débat idéologique, pas un clash politique. Juste une colère froide, celle de salariés et d’indépendants qui regardent leur fiche de paie et se demandent jusqu’où ça va aller. Cotisations FSH, RUAMM, prélèvements multiples : pour beaucoup, le sentiment est clair, on paie toujours plus, sans jamais comprendre ni voir le retour.
FSH : “on augmente encore, et personne ne bronche”
La cotisation FSH a cristallisé une partie de la colère. À l’antenne, un auditeur lâche sans détour :
Ça se répercute sur tous les salaires, il n’y a pas d’exception
Ce qui choque, ce n’est pas seulement le principe de la contribution, mais l’absence de limite lisible. Les auditeurs parlent d’un système où l’on annonce une hausse, puis une autre, sans horizon clair. Résultat : le salaire net recule, pendant que le coût de la vie, lui, continue d’augmenter. Dans les échanges, le vocabulaire est brutal mais révélateur :
Ils tirent le lait jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que de la poudre
Derrière l’image, une réalité simple : la fiscalité sociale est vécue comme subie, jamais expliquée, encore moins discutée avec ceux qui la financent.
RUAMM : payer “dans le vide”, la double peine des revenus mixtes
Autre point de crispation majeur : le RUAMM. Là encore, le ressenti est constant chez les auditeurs, notamment ceux qui cumulent salariat et activité indépendante. Un message résume l’exaspération :
Tu payes le RUAMM, mais au final tu n’as rien
Si en plus tu as un petit boulot à côté, tu payes deux fois
Ce sentiment de cotisation sans contrepartie nourrit une défiance profonde. Les auditeurs ne contestent pas l’idée de solidarité, ils dénoncent l’empilement des prélèvements, sans lisibilité ni adaptation aux situations réelles. Pour eux, le système ne distingue plus ceux qui peuvent absorber la charge et ceux qui arrivent déjà à bout de souffle.
Fiscalité sociale : quand l’effort devient injuste
Au fil de l’émission, une idée s’impose : le problème n’est plus seulement économique, il est psychologique et politique. Les auditeurs ont le sentiment d’être les seuls à faire des efforts, pendant que les décisions tombent d’en haut. À l’antenne, un auditeur résume ce malaise :
On paye, on paye, et on nous explique après que c’est normal
La fiscalité sociale, censée protéger et redistribuer, est perçue ici comme déséquilibrée, voire déconnectée de la réalité des foyers calédoniens. Plus grave encore : elle devient incompréhensible, donc rejetée.
Ce coup de gueule n’est pas un rejet de la solidarité. C’est un cri d’alerte. Quand les cotisations deviennent illisibles, quand l’effort semble sans fin et sans explication, la confiance se brise.

















