À Koumac, dans le Nord de la Nouvelle-Calédonie, un simple problème de compteur d’eau s’est transformé en dossier interminable. Depuis plus d’un an, une erreur reconnue par le distributeur d’eau n’a toujours pas été corrigée. Un cas concret, dénoncé à l’antenne d’Océane FM, qui interroge sur la gestion des abonnements, la réactivité des services et le respect des usagers.
Une erreur de contrat découverte par hasard
Le problème n’a pas été détecté par le distributeur, mais par les usagers eux-mêmes. Le propriétaire explique avoir découvert que son locataire payait, sans le savoir, l’eau de deux logements.
On s’est aperçus nous-mêmes (…) que c’est notre locataire qui payait notre eau
La situation est d’autant plus incompréhensible que les installations sont claires : deux logements distincts, deux compteurs, et une identification visible sur place.
Tu viens devant la maison, il y a deux compteurs (…) c’est marqué rez-de-chaussée et premier étage
Une erreur reconnue… mais jamais corrigée
Alertée il y a plus d’un an, la société en charge de la distribution de l’eau dans le Nord reconnaît l’erreur. Selon l’auditeur, le dysfonctionnement serait lié à une inversion des contrats.
Ils avouent que ça vient de leur erreur (…) ils ont inversé les contrats
Pourtant, malgré cette reconnaissance, aucune régularisation n’a été effectuée à ce jour.
On leur a signalé le souci l’année dernière et ça n’a toujours pas été réglé cette année
Un délai jugé inacceptable pour un service essentiel comme l’eau potable.
Quand l’usager subit les lenteurs du service
Au-delà de l’erreur initiale, c’est l’absence de suivi qui alimente la colère.
Le propriétaire se retrouve dans une situation délicate, devant à terme rembourser son locataire, sans savoir quand le problème sera enfin réglé.
Arrive un moment, quand on leur signale le truc, faut régler le problème
Le sentiment d’abandon est renforcé par le manque de communication et l’impression que le dossier n’avance pas.
Un cas individuel qui pose une question collective
Ce coup de gueule soulève une question plus large :
combien d’erreurs similaires passent inaperçues faute de contrôle ou de réactivité ?
L’eau est un service public essentiel, facturé mensuellement, et dont la gestion repose sur la confiance entre l’usager et le distributeur. Une erreur reconnue mais non corrigée pendant plus d’un an fragilise cette relation et alimente la défiance.
Une erreur peut arriver, l’inaction beaucoup moins
Personne ne conteste qu’une erreur administrative puisse survenir.
Ce que dénoncent les auditeurs, c’est le temps excessif pour la corriger, malgré des éléments clairs, identifiés et reconnus.
Ce coup de gueule rappelle une exigence simple : quand l’erreur est avérée, la réponse doit être rapide, transparente et corrective. Sans cela, ce sont les usagers qui paient, au sens propre comme au figuré.

















