Ce mercredi 11 février, les équipes de l’OCEF ont procédé à l’empotage du deuxième conteneur de viandes locales à destination de la Polynésie française.
Près de 13 tonnes de bœuf, veau et cerf calédoniens ont été préparées, conditionnées et chargées dans le strict respect des normes sanitaires et de traçabilité.
Une deuxième expédition qui confirme le succès du premier envoi
L’histoire ne commence pas aujourd’hui. En août dernier, un premier conteneur de viandes calédoniennes avait été expédié vers Tahiti.
Réceptionnées mi-septembre, les viandes de bœuf, veau et cerf avaient alors été testées sur le marché polynésien.
Les retours des clients ont été jugés excellents par l’Office de commercialisation et d’entreposage frigorifique.
La qualité gustative était au rendez-vous. La découpe correspondait aux attentes. Les standards sanitaires ont été validés.
Fort de ces résultats, un second conteneur a été commandé. Il comprend près de 13 tonnes de viandes locales congelées.
Dans le détail, on retrouve du bœuf en ragoût, du rumsteak, du faux-filet, filet, du jarret et de la tranche à jus.
Côté veau : quasi, noix et longes.
Pour le cerf : des filets.
Cette nouvelle commande constitue une confirmation claire : la viande calédonienne plaît en Polynésie française.
Une filière capable de s’adapter et de contrôler sa production
L’un des atouts majeurs de la filière locale repose sur un principe simple : le contrôle de la production.
En Nouvelle-Calédonie, les animaux destinés à la consommation sont nourris exclusivement à l’herbe. Cette caractéristique constitue un argument différenciant face aux produits importés de Nouvelle-Zélande ou d’Australie.
L’OCEF souligne également sa capacité d’adaptation. Après le premier envoi, certains ajustements ont été réalisés.
Par exemple, des cartons initialement prévus en ragoût ont été remplacés par du rumsteak, afin de répondre plus précisément aux attentes du client. Cette souplesse logistique et commerciale permet à la filière d’être réactive.
La traçabilité reste totale. Chaque pièce exportée répond aux exigences strictes applicables aux opérations à l’export.
Au-delà du simple acte commercial, cette opération met en lumière le savoir-faire de la filière bovine calédonienne.
Elle démontre que la production locale peut satisfaire des marchés exigeants au-delà de son territoire.
Un enjeu économique stratégique pour la Nouvelle-Calédonie
L’exportation vers la Polynésie française ne relève pas du symbole. Elle répond à une réalité économique.
En 2025, lors du premier envoi vers le Fenua, l’objectif était double. D’une part, ouvrir de nouveaux débouchés à l’export.
D’autre part, compenser la baisse de la consommation locale.
Sur un an, la consommation de viande en Nouvelle-Calédonie a reculé de 20 à 25 %. Dans ce contexte, diversifier les marchés devient une nécessité stratégique.
L’export vers Tahiti représente ainsi une opportunité pour sécuriser les volumes et soutenir les producteurs. Pour les éleveurs calédoniens, cette expédition est une source de fierté.
Elle signifie que leur travail est reconnu. Que leur viande franchit une nouvelle frontière régionale. Qu’elle peut rivaliser, sur la qualité, avec les grandes nations exportatrices du Pacifique.
L’OCEF mise clairement sur la qualité et l’authenticité de la production calédonienne pour s’imposer sur ces marchés régionaux. Le positionnement est assumé : valoriser une viande issue d’animaux élevés à l’herbe, dans un environnement maîtrisé.
Le conteneur, arrivé à Tahiti courant mars, permettra une nouvelle phase de commercialisation. Les consommateurs polynésiens pourront juger sur pièce.
Cette deuxième exportation constitue déjà une concrétisation. Elle confirme que la stratégie engagée porte ses fruits.
Dans un territoire souvent dépendant des importations, voir ses propres produits conquérir un marché voisin envoie un signal fort. La Nouvelle-Calédonie peut produire. Elle peut transformer. Elle peut exporter.
Et lorsqu’il s’agit de viande calédonienne, la qualité devient un argument économique autant qu’un marqueur d’identité.
Loin des discours défaitistes, cette opération rappelle une réalité simple : quand la production locale est structurée, contrôlée et ambitieuse, elle trouve sa place.
La filière viande démontre ici qu’elle peut être un pilier de l’économie calédonienne, non seulement sur le marché intérieur, mais aussi à l’échelle du Pacifique.
Une confirmation, donc. Et peut-être le début d’un ancrage durable de la viande calédonienne sur les marchés régionaux.


















