Ils étaient attendus. Ils ont répondu présents. Dans le tumulte olympique, les Bleus ont choisi la grandeur.
Un mercredi historique pour les Bleus à Milan-Cortina
Il y a des journées qui marquent une olympiade. Celle vécue par l’équipe de France à Milan-Cortina restera dans les annales. Quatre médailles en une seule journée, dont deux titres olympiques, un doublé en biathlon et un sacre en danse sur glace.
En biathlon, Julia Simon s’est imposée sur l’individuel, devant sa compatriote Lou Jeanmonnot, offrant à la France un doublé or-argent de haute volée. Une démonstration de maîtrise, de précision et de sang-froid dans une discipline où la moindre erreur se paie comptant.
Dans le même temps, Perrine Laffont a décroché la médaille de bronze en ski de bosses, confirmant la régularité tricolore sur les disciplines techniques. Une médaille conquise avec détermination face à une concurrence redoutable.
Au total : deux médailles d’or, une d’argent, une de bronze. Une performance collective majeure qui permet à la France de grimper à la 6e place du classement des médailles, à une médaille du top 5. L’objectif est désormais clair : continuer à avancer, sans complexe.
Cizeron–Fournier Beaudry, la maîtrise sous pression
Mais la conclusion de cette journée d’exception est venue de la glace milanaise. Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry sont devenus champions olympiques en danse sur glace.
Le duo tricolore abordait le programme libre en tête, après la danse rythmique. L’écart ? Infime. 46 millièmes de point seulement les séparaient des Américains Madison Chock et Evan Bates. Une marge microscopique à ce niveau de compétition.
Mercredi soir, sous pression maximale, les Français ont répondu par l’excellence. Sur la musique de Rob Simonsen, « Safe Return », extraite du film The Whale de Darren Aronofsky, ils ont livré un programme libre d’une intensité rare.
Score final du libre : 135,64 points, leur meilleur total de la saison. Les Américains, eux aussi brillants, ont obtenu 134,67 points. Mais cela n’a pas suffi. Les Bleus conservent leur avance et décrochent l’or olympique.
Une petite erreur de Guillaume Cizeron n’a pas inversé la hiérarchie. Le duo, formé depuis à peine onze mois, a fait preuve d’une concentration et d’une cohésion remarquables. Dans les grands rendez-vous, le talent ne suffit pas : il faut du caractère.
Tenir bon dans la tempête et répondre sur la glace
La compétition ne s’est pas jouée uniquement sur la technique. Après la danse rythmique, le clan américain avait publiquement exprimé des interrogations sur la notation, notamment celle de la juge française. Les tensions étaient palpables.
Dans le même temps, une partie de la presse américaine évoquait la controverse née de la publication du livre de Gabriella Papadakis, dans lequel elle met en cause son ancien partenaire. D’autres articles mentionnaient les accusations visant l’ancien partenaire et compagnon de Laurence Fournier Beaudry, Nikolaj Sorensen.
Rien de tout cela ne concernait directement la performance du duo sur la glace. Mais l’environnement médiatique était chargé. Cizeron et Fournier Beaudry n’ont pas répondu par des mots. Ils ont répondu par un chef-d’œuvre.
Poussés dans leurs retranchements par la performance impressionnante de Chock et Bates, ils ont tenu. Mieux : ils ont brillé. Leur sacre ne balaie aucune polémique extérieure. Il rappelle simplement une évidence : aux Jeux olympiques, la vérité se fait sur la glace.
Cette cinquième journée des Jeux olympiques d’hiver 2026 restera comme un moment de fierté nationale. La France assume son ambition, progresse au classement des médailles et démontre que le travail, l’exigence et l’excellence paient.
À Milan-Cortina, les Bleus ne se contentent pas de participer. Ils gagnent. Et ils portent haut les couleurs françaises, sans détour ni excuse.
La suite des Jeux dira jusqu’où cette dynamique peut conduire l’équipe de France. Mais une chose est acquise : ce mercredi italien a déjà marqué l’histoire.
















