Muriel Malfar se maintient au second tour
Arrivée en position d’arbitre à l’issue du premier tour avec un peu plus de 13 % des suffrages, Muriel Malfar aborde le second tour des municipales à Dumbéa avec une ambition intacte : poursuivre sa dynamique et incarner une alternative hors des logiques partisanes traditionnelles. Forte d’une progression constante depuis plusieurs scrutins, la candidate revendique une trajectoire construite sur le terrain, loin des “machines politiques”.
Une progression électorale revendiquée
Muriel Malfar insiste d’abord sur la lecture qu’elle fait de son score. Pour elle, au-delà du pourcentage, c’est la dynamique qui compte.
J’ai fait 40 % de plus que ce que j’avais fait en 2014, donc ça ne peut qu’être positif.
Une progression qu’elle attribue autant à son engagement personnel qu’au travail collectif de son équipe. Présente depuis plus de vingt ans sur le terrain, elle met en avant une relation de proximité avec les habitants et une crédibilité construite dans la durée.
Le pari assumé du “sans étiquette”
Dans un paysage politique calédonien encore très structuré par les partis, Muriel Malfar assume un positionnement atypique. Elle revendique une candidature indépendante, centrée sur la gestion municipale plutôt que sur les clivages institutionnels.
Les élections municipales, ce ne sont pas des élections provinciales.
Pour autant, elle reconnaît que ce choix constitue un handicap dans un territoire où les électeurs restent fortement attachés aux repères politiques traditionnels. Un constat lucide, qui n’entame pas sa détermination à poursuivre dans cette voie.
Pas d’alliance, une ligne maintenue
Dans un second tour ouvert, la question des alliances se pose avec acuité. Mais sur ce point, Muriel Malfar se montre inflexible : elle refuse toute fusion ou rapprochement avec d’autres listes.
Je ne suis pas là pour un poste, je suis là pour des convictions.
Un choix qu’elle justifie par le respect des électeurs du premier tour, mais aussi par la cohérence de son projet, qu’elle entend défendre sans compromis.
Une critique des “grosses machines politiques”
La candidate pointe également les déséquilibres entre les listes soutenues par des partis et celles qui, comme la sienne, reposent sur des moyens personnels.
Quand on est sans étiquette, c’est un investissement personnel, c’est toi qui dois tout gérer.
Elle dénonce une inégalité de moyens qui pèse lourdement sur la campagne et regrette que cet engagement, souvent discret, ne soit pas davantage reconnu par les électeurs.
L’enjeu de la mobilisation
À l’approche du second tour, Muriel Malfar identifie un levier décisif : la mobilisation des abstentionnistes. Pour elle, une partie du résultat se jouera dans la capacité à convaincre ceux qui ne se sont pas déplacés au premier tour.
Il faut aller chercher les gens qui n’ont pas voté.
Un appel clair à la responsabilité civique, dans une élection où chaque voix pourrait peser lourd.
Une ambition intacte
Au second tour, Muriel Malfar aborde l’échéance avec constance et détermination, convaincue que sa progression et son ancrage local peuvent encore faire la différence.
Entre une indépendance assumée et un appel à la mobilisation, la candidate espère élargir son socle électoral.
Le verdict des urnes dira si cette stratégie patiente et sans alliance peut se transformer en véritable dynamique municipale.

