Éloquence : l’UNC triomphe et s’impose dans le Pacifique

C’est une victoire qui dépasse le simple cadre universitaire. Le 18 mars, à Tahiti, l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) a frappé fort en s’imposant lors du prestigieux concours d’éloquence de l’Université de la Polynésie française (UPF). Une performance remarquée, portée par un nom : Joshua Ouillemon-Chung, doublement récompensé, symbole d’une jeunesse calédonienne qui assume son talent et sa voix.
Une victoire nette qui confirme une montée en puissance
Dans un concours réunissant 12 candidats venus de toute la région Pacifique, la concurrence était loin d’être anecdotique. Pourtant, Joshua Ouillemon-Chung n’a laissé aucune place au doute. Déjà remarqué en 2025, il confirme ici sa progression en décrochant à la fois le premier prix et le prix du public.
« Cette double récompense montre sa capacité à convaincre autant les jurés que le public », souligne l’organisation de l’événement.
Une performance rare, qui traduit une maîtrise complète de l’art oratoire : argumentation solide, présence scénique et capacité à capter l’attention. Mais au-delà du talent individuel, c’est bien la dynamique collective de l’UNC qui s’illustre. L’université calédonienne s’impose désormais comme un acteur crédible dans les grandes rencontres étudiantes du Pacifique.
Une délégation calédonienne qui impose son style
Joshua n’était pas seul. Derrière lui, toute une équipe a porté haut les couleurs du Caillou. Camille Gérard, Ombeliane Kartono et Loïs Saoulo ont eux aussi marqué cette édition par la qualité de leurs prestations.
« La diversité des profils et des sujets a enrichi le concours », note l’UPF.
Un point clé : ces jeunes incarnent une génération capable de défendre des idées, de structurer un discours et de s’exprimer avec assurance. Dans un contexte régional où la prise de parole devient un enjeu démocratique et citoyen, cette performance prend une dimension particulière. Elle traduit une montée en compétence des étudiants calédoniens, longtemps sous-estimés sur la scène régionale.
Un événement stratégique pour former les leaders de demain
Derrière les applaudissements, il y a une réalité : ces concours ne sont pas anecdotiques. Ils participent directement à la formation des futurs cadres.
« Le concours permet de développer des compétences essentielles comme l’argumentation et la prise de parole », rappelle l’UPF.
Des compétences devenues incontournables dans les sphères politiques, économiques et médiatiques. L’organisation, portée notamment par Marina Demoy-Schneider, vice-présidente Vie étudiante, s’inscrit dans une logique claire : former des esprits libres, capables de débattre et de convaincre.
Côté calédonien, cette réussite s’appuie aussi sur un écosystème :
– le soutien d’Aircalin, qui a financé le déplacement du lauréat
– l’implication de la Ville de Nouméa, partenaire de l’événement
Autant d’acteurs qui participent à structurer une filière d’excellence encore trop peu valorisée.
Un signal fort pour la Nouvelle-Calédonie
Ce succès n’est pas anodin. Il envoie un message clair : la Nouvelle-Calédonie n’est pas en retrait, elle est en train de s’imposer. Dans une région où les équilibres universitaires et culturels évoluent rapidement, cette victoire illustre une réalité souvent ignorée : le territoire dispose de talents capables de rivaliser, et même de dominer.
« Cet événement valorise l’expression et l’engagement des étudiants », rappelle l’UPF.
Encore faut-il leur donner les moyens d’exister. Avec cette victoire, l’UNC ne se contente pas de briller le temps d’une soirée. Elle pose les bases d’une ambition plus large : faire entendre la voix calédonienne dans le Pacifique. Reste désormais à transformer l’essai. Car derrière les mots, c’est bien une bataille d’influence et de représentation qui se joue.

