Je me réveille… et la CCAT tient désormais dans une cabine téléphonique

Je me réveille… et je réalise qu’on dit désormais « il y a deux ans » quand on parle du 13 mai.
Deux ans.
Et pendant que certains espéraient revoir les grandes démonstrations de force de 2024…
La CCAT a surtout réussi à organiser un rassemblement qui tenait presque dans une cabine téléphonique.
Quelques drapeaux.
Quelques militants.
Des prises de parole.
Et beaucoup plus de vide que prévu autour.
Quand on repense aux images de 2024…
Forcément, le contraste saute aux yeux.
Parce qu’au fond, tout le monde sent que quelque chose s’est cassé depuis.
Au marché de Nouméa, les gens disent surtout une chose :
« Il faut avancer. »
Pas repartir dans les affrontements.
Pas revivre les barrages.
Pas replonger dans la peur.
Même ceux qui restent marqués parlent maintenant d’économie, de travail et de survie avant de parler politique.
Les blessures sont encore là.
Pas seulement chez ceux qui ont vécu les violences.
Mais surtout chez des chefs d’entreprise épuisés qui se battent encore pour garder la tête hors de l’eau.
Et pendant que certains continuent les slogans…
Le reste du pays essaye juste de payer ses factures.
La CCI le dit clairement :
la crise est devenue une crise de confiance.
Moins de consommation.
Moins d’emplois.
Moins d’argent qui circule.
Et toujours aucune vraie visibilité politique.
Puis au milieu de tout ça…
Tu as des collégiens qui passent leur journée à observer un blob au microscope.
Oui.
Un blob.
Un organisme sans cerveau capable de résoudre des problèmes complexes.
Franchement…
Vu certaines réunions politiques locales, il commence à avoir le profil pour entrer au gouvernement.
Le voilier Persévérance continue aussi de faire rêver les visiteurs à Nouméa.
42 mètres.
Trois tours du monde.
Le pôle Sud.
Pendant que nous ici, ça fait déjà deux ans qu’on essaye surtout de retrouver un cap.
Heureusement, les nageurs calédoniens ramènent neuf médailles des Océania.
Comme quoi… Le pays produit encore autre chose que des tensions et des conférences de presse.
Bref.

