Agressions sexuelles : Sarah Knafo réclame un fichier public pour les pédocriminels

L’eurodéputée Reconquête a plaidé pour mettre en place un fichier visible publiquement sur lequel seraient inscrites les personnes condamnées pour des actes pédocriminels.
Marianne Lecach 11/06/2026

Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête. Hans Lucas via AFP / © Bastien Ohier
Face à l’affaire Lyhanna et au scandale lié aux violences sexuelles dans le périscolaire, les politiques montent au créneau. Lors d’une émission spéciale sur la justice diffusée par BFMTV mercredi soir, Bruno Retailleau (LR), Marine Tondelier (Les Écologistes), Olivier Faure (PS), Mathilde Panot (LFI) et Sarah Knafo (Reconquête) ont fait part de leurs propositions pour lutter contre la pédocriminalité et les agressions sexuelles. L’eurodéputée de Reconquête plaide pour mettre en place un fichier public des pédocriminels condamnés.
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L’idée est inspirée des États-Unis, qui ont instauré un dispositif de la sorte après le viol et le meurtre en 1994 de Megan Kanka, âgée de seulement sept ans. « La maman de Megan avait dit : "Si j’avais su quel était le passé du meurtrier, ma fille serait toujours vivante." Parce que cet homme était un pédocriminel qui avait décidé de refaire sa vie et était venu s’installer près de chez eux », raconte Sarah Knafo, en insistant sur la forte propension à la récidive des pédocriminels.
L’ancienne candidate à la mairie de Paris souhaite ainsi un fichier public comportant « les noms, les photos et les actes commis » par les agresseurs. De quoi permettre aux parents de « vérifier si la personne sur laquelle ils ont un doute a déjà commis un tel crime ». « Ce fichier a sauvé des vies », martèle-t-elle.
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En évoquant le cas de Jérôme Barella, principal suspect du meurtre de Lyhanna, Sarah Knafo rappelle cependant que l’individu n’avait pas été condamné par la justice – tout en ayant fait l’objet de signalements et de plaintes. L’eurodéputée évoque alors le fichier FIJAISV, consultable par les forces de l’ordre. Elle juge important « d’inscrire toutes les procédures en cours » à ce fichier : « Ça réglerait beaucoup d’autres problèmes, notamment sur le périscolaire à Paris, où on devrait vérifier l’inscription à ce fichier des agresseurs sexuels sur demande des forces de l’ordre. » Et d’indiquer enfin avoir « choisi son camp » entre « la vie privée des pédophiles et l’intérêt des enfants ».

