Je me suis réveillé… et le Sud avait déjà choisi

Je me suis réveillé et, pour une fois, on avait déjà fait notre devoir avant de commenter celui des autres. Les Calédoniens sont allés voter, et dans le Sud, la liste Loyalistes-Rassemblement de Sonia Backès a largement remporté l’élection avec plus de 50 % des suffrages exprimés. Une victoire nette, sans besoin de recomptage émotionnel.
J’ai ensuite regardé les équilibres au Congrès. Les Loyalistes et le Rassemblement passent à 24 sièges sur 54. Les indépendantistes restent plus nombreux sur le papier avec 26 élus, mais ils arrivent divisés. L’Éveil océanien, lui, obtient 4 sièges et pourrait encore peser dans les discussions. Bref, le Congrès ressemble toujours à un Rubik’s Cube, mais avec moins de couleurs au centre.
Dans le Nord, l’UC-FLNKS de Pascal Sawa passe devant l’UNI de Paul Néaoutyine. Après des années de domination de l’UNI, le symbole est fort. Reste maintenant à savoir qui pourra vraiment construire une majorité stable à Koné. Parce qu’en politique, arriver premier ne suffit pas toujours à gouverner tranquillement.
Aux Îles, c’est encore plus serré. La liste UC-FLNKS de Mickaël Forrest arrive en tête en voix, mais Nation autochtone d’Omayra Naisseline obtient le même nombre de sièges. Le Palika complète l’assemblée avec deux élus. Là aussi, les discussions risquent d’être aussi longues que certaines réunions de coutume.
J’ai aussi vu que la participation continuait de baisser. 63,71 % cette année, contre 66,49 % en 2019. Malgré l’enjeu, malgré la crise, malgré sept ans d’attente, une partie des électeurs est encore restée à la maison. Comme quoi, même quand l’histoire frappe à la porte, certains préfèrent ne pas ouvrir.
Et puis pendant que la Calédonie recomposait son paysage politique, le Stade Toulousain remportait encore le Top 14. Quatrième titre d’affilée. À ce stade, Toulouse ne joue plus une finale, il renouvelle un abonnement.
Bref.

