Je me suis réveillé... l'actu n'a rien calmé

Je me suis réveillé.
J'ai ouvert les yeux.
Puis les infos.
J'aurais peut-être dû commencer par le café.
En Nouvelle-Calédonie, tout le monde continue de refaire les comptes des provinciales.
Les vainqueurs disent qu'ils ont gagné.
Les autres expliquent pourquoi ils n'ont pas vraiment perdu.
Et ceux qui se sont abstenus regardent tout ça de loin.
Comme d'habitude.
L'économie, elle, essaie toujours de respirer.
On parle de relance.
D'investissements.
D'emploi.
De reconstruction.
Ça fait beaucoup de mots pour dire que le chemin est encore long.
En métropole, la chaleur continue de s'inviter partout.
Les records tombent.
Les incendies menacent.
Les climatiseurs deviennent les nouveaux meilleurs amis des Français.
À l'international, les conflits continuent.
Les dirigeants se réunissent.
Les experts débattent.
Les réseaux sociaux, eux, ont déjà trouvé la solution.
En trois commentaires.
Les marchés surveillent tout.
Le pétrole.
Les taux.
Les annonces.
Moi, je surveille surtout le prix de mes courses.
Je voulais juste savoir quel temps il allait faire.
J'ai appris que la politique était encore tendue.
Que l'économie était encore fragile.
Que la planète avait encore chaud.
Et que le monde n'avait toujours pas trouvé le bouton "pause".
J'ai refermé mon téléphone.
J'ai regardé ma tasse.
Le café était froid.
L'actualité aussi.
Bref.

