BESTLIFE 2030 : l'appel à projets qu'il ne faut pas rater

Résumé IA
BESTLIFE 2030 lance une série de webinaires sur la biodiversité, les 6 et 8 octobre 2026, avec des intervenants de La Réunion, de Polynésie française et de Guadeloupe. Un troisième appel à projets est ouvert le 7 octobre 2026 pour les acteurs des outre-mer.
Pendant que d'autres théorisent la transition écologique depuis leurs bureaux, l'outre-mer français la pratique sur le terrain.
BESTLIFE 2030 ouvre une nouvelle séquence, et La Réunion, la Polynésie française et la Guadeloupe sont en tête d'affiche.
Le terrain d'abord, les discours ensuite
Il y a une manière de parler d'écologie qui consiste à culpabiliser, à alerter, à accuser. Et il y a celle qui consiste à agir.
Le programme BESTLIFE 2030 a choisi la seconde.
Dans toute l'Union européenne et ses territoires d'outre-mer, des porteurs de projets financés par ce dispositif construisent chaque jour des solutions concrètes en faveur de la biodiversité. Pas des slogans, mais des réalisations.
Chaque initiative répond à un contexte local précis. Une mangrove guadeloupéenne n'a pas les mêmes besoins qu'un récif polynésien ou qu'une forêt réunionnaise. Pourtant, les organisations qui les protègent se heurtent souvent aux mêmes difficultés.
C'est précisément ce constat qui fonde la nouvelle feuille de route du programme pour le renforcement des capacités.
L'idée est simple, et elle est bonne : valoriser l'expertise de ceux qui agissent. Dépasser le cadre des projets isolés pour bâtir une communauté d'organisations interconnectées, capables d'apprendre les unes des autres.
Ce qui a fonctionné à un endroit peut servir ailleurs. Ce qui a échoué aussi, d'ailleurs. Une expérience bien transmise devient un enseignement précieux pour des acteurs qui travaillent sur d'autres territoires, parfois à l'autre bout du monde.
Pour donner corps à cette ambition, BESTLIFE 2030 lance une série de webinaires thématiques.
Les porteurs de projets y partageront leurs outils et leurs méthodes. Leurs réussites, mais également les obstacles rencontrés. En reliant des régions éloignées géographiquement mais confrontées à des enjeux écologiques comparables, le programme facilite l'adaptation des bonnes pratiques d'un territoire à l'autre.
Deux rendez-vous à ne pas manquer
La série démarre fort, avec deux sessions programmées la même semaine.
La première, le mardi 6 octobre 2026, est consacrée à la gestion durable de la biodiversité. Elle se tiendra de 8 heures à 10 heures, heure d'Europe centrale (CEST), soit de 17 heures à 19 heures à Nouméa.
Au programme : le renforcement de la gestion durable dans des contextes régionaux différents. Approches adaptatives, mobilisation citoyenne, retours d'expérience.
Les intervenants viendront de Bonaire, de l'île de La Réunion et de la Polynésie française.
Deux territoires français sur trois. Le symbole mérite d'être relevé.
Inscription : https://us06web.zoom.us/meeting/register/xs4OIeQJQ0amZLa90bSPqw#/registration
La seconde session, le jeudi 8 octobre 2026, portera sur la restauration des écosystèmes. Elle aura lieu de 15 heures à 17 heures, heure d'Europe centrale, ce qui correspond à minuit le 9 octobre en Nouvelle-Calédonie. Un horaire exigeant pour les Calédoniens, mais le contenu en vaut la peine.
Les échanges porteront sur les enseignements tirés des projets de restauration : réhabilitation des mangroves, connectivité écologique, solutions fondées sur la nature.
Cette fois, la parole sera donnée à des porteurs de projets de Madère, de Bonaire et de la Guadeloupe.
Inscription : https://us06web.zoom.us/meeting/register/ShfZxRPiTMS8lnY6CGOVRg#/registration
Détail pratique qui a son importance : une interprétation simultanée en français et en anglais sera assurée pendant toute la durée des deux sessions. Le français garde sa place. C'est la moindre des choses quand on sait le poids des territoires francophones dans ce programme.
Un troisième appel à projets dès le 7 octobre
Entre les deux webinaires, une date retiendra l'attention de tous les acteurs de terrain.
Le mercredi 7 octobre 2026, BESTLIFE 2030 lancera son troisième appel à projets.
Le calendrier n'a rien d'un hasard. Les sessions d'échanges offrent aux futurs candidats une occasion directe de comprendre ce qui fonctionne, ce qui est attendu, et comment des projets déjà soutenus ont été menés à bien.
Pour les collectivités, les associations et les organisations des outre-mer, c'est le moment de se positionner.
Car la France dispose d'un atout que peu de pays au monde peuvent revendiquer : grâce à ses territoires ultramarins, elle possède le deuxième domaine maritime de la planète. Cette richesse naturelle n'est pas un fardeau. C'est une force, à condition qu'elle soit protégée et valorisée par ceux qui la connaissent le mieux.
Les acteurs locaux n'ont pas attendu qu'on vienne leur expliquer leur propre environnement. Ils le gèrent, le restaurent, le défendent. BESTLIFE 2030 leur donne aujourd'hui une tribune et des moyens supplémentaires.
Reste à s'en saisir.
Toutes les informations sur le programme sont disponibles sur le site officiel : https://bestlife2030.org/fr/
(Crédit photo : Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle-Calédonie (CEN))


