Le doublé fou du lycée ANOVA

Résumé IA
Le 7 octobre, des lycéens de première et terminale participent aux Olympiades des Sciences de l’Ingénieur 2026 à Nouméa, présentant des projets comme une poubelle connectée. La SLN, partenaire, remet des trophées fabriqués par ses équipes. Le lycée ANOVA remporte un doublé en terminale avec Aquapack, tandis que Jules Garnier gagne en première.
Pendant que le débat public s’enlise trop souvent dans la plainte, une partie de la jeunesse calédonienne a choisi une autre voie : travailler, chercher, inventer.
Des projets concrets, nés de plusieurs mois d’effort
Ce n’était pas une journée de démonstration improvisée.
Le 7 octobre, des élèves de première et de terminale, en filières générale et technologique, sont venus de plusieurs lycées de Nouméa et du Grand Nouméa pour participer aux Olympiades des Sciences de l’Ingénieur 2026. Derrière chaque stand, il y avait des semaines de conception, de calculs, d’essais ratés et recommencés. Plusieurs mois de travail, au total.
Puis est venu le moment de vérité : présenter son projet devant un jury composé de professeurs et de professionnels. Pas d’indulgence de principe ici. On défend ses choix techniques, on répond aux questions, on assume ses résultats.
Et les idées n’ont pas manqué.
Une voile rotor destinée aux bateaux commerciaux. Des pales d’éoliennes. Une poubelle connectée. Un dispositif anti-intrusion pour les animaux. Des propositions nombreuses, originales et, surtout, abouties. Le genre de travail qui rappelle qu’une jeunesse à qui l’on fixe un cap sérieux sait le tenir.
On entend beaucoup parler, ces dernières années, de décrochage, de démotivation, de génération perdue. Ce 7 octobre racontait une tout autre histoire. Celle d’adolescents qui ont préféré l’établi à l’excuse, la rigueur au renoncement.
La SLN aux côtés de l’école, une alliance qui a du sens
Il faut le souligner, parce que ce n’est pas si fréquent : l’événement ne s’est pas tenu entre les seuls murs de l’Éducation.
Partenaire des Olympiades depuis plusieurs années, la SLN était cette année représentée par Élise Artaux, acheteuse au sein de l’entreprise et ingénieure de formation. Un profil qui parle aux lycéens : la preuve vivante qu’un parcours scientifique mène à des métiers réels, ici, sur le territoire.
Car c’est bien là l’enjeu. Former des jeunes, oui. Mais leur montrer aussi que l’industrie calédonienne a besoin d’eux, de leurs compétences, de leur sens pratique.
Le geste le plus parlant reste sans doute celui des trophées. Les récompenses remises aux lauréats étaient des trophées « made in SLN », fabriqués par les équipes du département MCO de l’entreprise. Des objets conçus et réalisés par des techniciens du nickel, remis à de futurs techniciens et ingénieurs. Difficile d’imaginer symbole plus juste de la transmission.
Voilà ce que devrait être, partout, la relation entre l’école et le monde du travail. Pas de discours abstraits sur l’insertion. Des professionnels présents, qui jugent, encouragent et récompensent le travail bien fait.
Un palmarès qui récompense le mérite
Il y a eu des gagnants. Et c’est très bien ainsi.
Dans une époque qui hésite parfois à classer, à distinguer, à dire qu’un projet est meilleur qu’un autre, les Olympiades assument la compétition. C’est précisément ce qui donne de la valeur aux prix.
En première, le premier prix revient au projet de poubelle de tri du lycée Jules Garnier.
En terminale, le lycée ANOVA signe un doublé remarquable. Son projet Aquapack décroche la première place, tandis que son piège à cochon se classe deuxième. Deux équipes, deux podiums, un même établissement : le travail paie.
Le jury a tenu à aller plus loin en décernant trois prix spéciaux. Le premier salue la voile rotor du lycée du Mont-Dore, projet tourné vers le transport maritime commercial. Le deuxième distingue le dispositif anti-intrusion animal du lycée Michel Rocard. Le troisième vient compléter la belle moisson du lycée Jules Garnier, une nouvelle fois récompensé pour sa poubelle de tri.
Au-delà des classements, c’est l’ensemble des équipes participantes qui mérite d’être salué. Pour leur créativité. Pour leur énergie. Pour cette motivation mise au service de l’innovation, sans attendre que quelqu’un d’autre règle les problèmes à leur place.
Ces lycéens ne réclamaient rien. Ils ont proposé des solutions.
Certains d’entre eux deviendront peut-être ingénieurs, techniciens, chefs d’entreprise. D’autres choisiront d’autres chemins. Mais tous auront appris, ce 7 octobre, que l’effort se voit, qu’il se mesure et qu’il se récompense.
C’est une leçon que la Nouvelle-Calédonie aurait tort d’oublier. Son avenir ne se construira ni dans la rancœur ni dans l’assistanat, mais dans les mains et les têtes de jeunes comme ceux-là.
Des idées, de l’ingéniosité, et de belles vocations en devenir. Le territoire n’en manque pas. Encore faut-il continuer à leur donner leur chance.
(Crédit photo : capture d'écran SLN-Le Nickel)


