Aller au contenu
0%
Au delà du récif

Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon souhaite abaisser le droit de vote à 16 ans

12 octobre 2026 à 13:00
3 min de lecture
Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon souhaite abaisser le droit de vote à 16 ans

Résumé IA

Lors d'un meeting à Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, relance sa proposition d'abaisser le droit de vote à 16 ans. Il critique Parcoursup et souhaite réformer la voie professionnelle, tout en défendant la mobilisation lycéenne.

Aa

Lors d'un meeting à Clermont-Ferrand, le candidat de La France insoumise a rappelé l'une des propositions historiques de son mouvement : le droit de vote à 16 ans. Il a également annoncé vouloir réformer la voie professionnelle.

Quentin Gérard 11/10/2026

Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon. AFP / © Julien de Rosa

En pleine mobilisation lycéenne, Jean-Luc Mélenchon propose d’abaisser le droit de vote… à 16 ans. Lors d’un meeting à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le patron de La France insoumise a remis sur la table cette mesure qu’il défend depuis de nombreuses années. « À 16 ans, on peut être émancipé et assurer son devoir de parent, à 16 ans, on vote aux élections prud’homales, à 16 ans, on va en prison… », a-t-il énuméré. Avant d’ajouter : « Alors à 16 ans, on doit pouvoir donner son avis, non pas secondairement mais comme tous les autres, comme citoyen. »

Le tribun a également consacré une partie de son intervention à l’Éducation nationale. Il a affirmé que son mouvement « n’est pas pour la sélection », mais pour « l’éducation, l’enseignement et l’acquisition des savoirs ». Et d’ajouter : « Ce qui compte, c’est d’apprendre et devenir meilleur. » Il a par ailleurs vivement critiqué Parcoursup, qu’il qualifie d’« école du vice », tout en estimant que la plateforme ne sert qu’à une chose : « Mettre un examen d’entrée à l’université. »

Concernant l’enseignement professionnel, celui qui fut ministre de ce portefeuille sous Jospin souhaite « rétablir la règle des quatre ans pour passer un bac professionnel, pour (que les élèves) soient des professionnels de très haut niveau et qu’en même temps ils aient une vie ». Il propose en outre de « créer une filière qui part du CAP jusqu’à la licence professionnelle ». Avant de préciser : « Notre gouvernement leur préparera un passage sans foncer, avec la possibilité de passer d’une étape à l’autre jusqu’à s’élever jusqu’au plus haut niveau. »

À lire aussi«Votre cynisme est une insulte» : Gabriel Attal répond aux attaques de Jean-Luc Mélenchon sur les blocus lycéens

Le leader de La France insoumise a également pris la défense des lycéens mobilisés depuis plusieurs semaines. Il estime qu’ils « ne sont pas en train de s’agiter sans raison ». Selon lui, leur mobilisation témoigne d’« une très grande maturité politique et syndicale ». Il dénonce l’état des établissements scolaires, en affirmant que « ce n’est pas par hasard, par oubli ou par négligence que les établissements se trouvent dans cet état, cela a été organisé méthodiquement pendant plus de quinze ans ».

Enfin, Jean-Luc Mélenchon met en cause les politiques éducatives menées ces dernières années. « Les néolibéraux sont partis de l’idée qu’ils voulaient se débarrasser de l’école comme service public. » Avant d’affirmer : « C’est cette société à laquelle nous voulons mettre fin : la société où tout est marchandise, le savoir n’est pas une marchandise. » Il se réjouit que le mouvement lycéen « soit parti d’abord des quartiers populaires, où on n’a pas d’autre ascenseur social que les études ».