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60 emplois créés grâce à vos poubelles

14 octobre 2026 à 11:00
4 min de lecture
60 emplois créés grâce à vos poubelles

Résumé IA

La province Sud organise un atelier de transition écologique le 15 octobre au CAPS 1 sur la gestion des déchets, dix-sept ans après le lancement de la REP. Ce dispositif a permis de collecter des milliers de tonnes et de créer une soixantaine d’emplois locaux. Les acteurs planchent sur la modernisation du modèle.

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Dix-sept ans de terrain, des milliers de tonnes détournées des décharges, des emplois créés sur le territoire.
La province Sud ne se contente pas de ce bilan : elle convoque les acteurs pour écrire la suite.

Un modèle calédonien qui a tenu ses promesses

En 2009, la province Sud a fait un choix clair. Plutôt que de laisser la collectivité payer seule les déchets, elle a mis les producteurs face à leurs responsabilités.

C’est le principe de la Responsabilité Élargie du Producteur, la REP. Celui qui met un produit sur le marché participe à la gestion de ce qu’il devient en fin de vie.

Dix-sept ans plus tard, le résultat est concret.

Neuf filières fonctionnent aujourd’hui. Elles couvrent les piles, les huiles, les batteries au plomb, les véhicules et les pneumatiques. S’y ajoutent les équipements électriques et électroniques, les médicaments, les emballages et les déchets issus de l’agrofourniture.

Pour faire tourner cette mécanique, la province s’appuie sur trois éco-organismes agréés. Dix producteurs gèrent leurs propres déchets en système individuel. Un réseau d’opérateurs spécialisés assure le reste.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Depuis 2009, 165 000 tonnes de déchets ont été collectées puis dirigées vers des filières de traitement. Sur ce total, 140 000 tonnes proviennent de la seule province Sud. L’année 2025 a, à elle seule, représenté 12 100 tonnes.

Ce n’est pas seulement une affaire d’environnement. Le dispositif a permis la création d’une soixantaine d’emplois sur le territoire. Des postes locaux, dans une économie calédonienne qui en a besoin.

Pendant que d’autres se contentent de discours, la province Sud peut présenter un bilan chiffré. Le système a transformé en profondeur la manière dont le territoire traite ses déchets.

Des coûts qui grimpent, un modèle à moderniser

Mais un dispositif qui marche n’est pas un dispositif figé.

Après dix-sept ans, la réalité économique a changé. Les coûts opérationnels augmentent. Le prix des matières premières évolue. L’énergie pèse davantage dans les comptes. Pour les entreprises comme pour les opérateurs, l’équation n’est plus celle de 2009.

À cela s’ajoute un impératif simple : produire moins de déchets.

La province Sud veut donc déplacer le curseur. Collecter et traiter ne suffit plus. La prévention, la réparation, la réutilisation et le réemploi doivent désormais occuper une place plus importante. Tout comme la réintégration des matières dans les procédés de fabrication.

L’ambition est affichée : faire de la REP un véritable levier de l’économie circulaire.

Un point mérite d’être souligné. Parmi les priorités figure la simplification des démarches administratives. Une orientation de bon sens, quand on sait combien la paperasse freine trop souvent ceux qui produisent et investissent. Valoriser davantage les matières, oui, mais sans étouffer les entreprises sous les formulaires.

C’est une approche pragmatique. Celle d’une collectivité qui préfère l’efficacité aux postures.

Le 15 octobre, les acteurs de terrain prennent la parole

Pour bâtir ce nouveau cadre, la province Sud ne décide pas seule dans un bureau.

Elle organise un atelier de la transition économique et écologique, le jeudi 15 octobre, de 7h30 à 16h00, à l’auditorium du Centre administratif de la province Sud, le CAPS 1. Le thème : la REP, dix-sept ans de chemin parcouru et un nouveau cap à construire.

Autour de la table, ceux qui font vivre les filières au quotidien. Producteurs, éco-organismes, opérateurs de traitement, associations. Mais aussi collectivités, chambres consulaires et clusters.

Leur mission est sans détour : repérer ce qui fonctionne, pointer ce qui coince, et formuler des propositions concrètes.

La matinée s’ouvrira par une introduction de la province Sud, suivie d’un bilan des dix-sept années de REP. Viendra ensuite un temps consacré aux perspectives des filières de déchets. À partir de 10h, les acteurs témoigneront de leur expérience, avant une séquence sur les directions à prendre.

L’après-midi sera consacré au travail. Les ateliers débuteront à 13h. À 15h15, place à la restitution, à la synthèse et aux échanges, avant la conclusion.

L’enjeu dépasse la simple réunion de concertation.

Les contributions issues de cette journée alimenteront directement la révision du code de l’Environnement. Ce qui sera dit le 15 octobre pourra donc se traduire dans les règles de demain.

Une méthode qui part du terrain plutôt que d’imposer d’en haut. En Nouvelle-Calédonie, c’est peut-être ainsi que l’on construit les politiques qui durent.

(Crédit photo : province Sud)