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Le Débrief

Je me suis réveillé… et l’État français reprenait la main sur Eramet

14 octobre 2026 à 06:00
3 min de lecture
Je me suis réveillé… et l’État français reprenait la main sur Eramet

Résumé IA

L’État français devient le premier actionnaire d’Eramet, sans franchir les 50 %, après l’annonce de l’Élysée. Cette opération vise à sécuriser l’approvisionnement en minerais stratégiques, alors que le groupe prépare une augmentation de capital après 477 millions d’euros de pertes en 2025. Le député Nicolas Metzdorf salue cette nouvelle mais appelle à la vigilance quant à l’avenir de la SLN.

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Je me suis réveillé avec une annonce qui pourrait bien changer la donne pour le nickel calédonien : l’État français va devenir le premier actionnaire d’Eramet.

L’Élysée a annoncé une montée significative de sa participation au capital du groupe minier, sans franchir les 50 %. Une opération qui intervient alors qu’Eramet, après 477 millions d’euros de pertes en 2025, prépare une augmentation de capital de 500 millions d’euros. L’État participera à cette opération et rachètera une partie des droits de souscription de la famille Duval.

L’objectif affiché est clair : sécuriser l’approvisionnement français et européen en minerais stratégiques. Mais pour la Nouvelle-Calédonie, une question demeure : que va devenir la SLN ?

Nicolas Metzdorf salue une excellente nouvelle pour la France, tout en appelant à la vigilance. Car reprendre la main sur Eramet ne signifie pas automatiquement sauver Doniambo. Le député s’interroge sur le maintien de la SLN dans le groupe et sur une éventuelle dilution de la participation des provinces calédoniennes. Du côté des syndicats, même prudence : le coût de l’énergie reste l’un des principaux obstacles à l’avenir de l’usine.

Pendant ce temps, Philippe Gomès et Philippe Michel ont vu leurs condamnations confirmées en appel dans l’affaire des emplois fictifs de collaborateurs wallisiens et futuniens. Philippe Gomès écope de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et Philippe Michel de trois ans, dont deux avec sursis. Tous deux sont également condamnés à cinq ans d’inéligibilité, avec des amendes respectives de 4 et 5 millions de francs. La défense conteste toujours l’analyse de la justice.

Dans un registre plus positif, la Ressourcerie de Nouméa est désormais propriétaire de ses locaux rue de la République. Une acquisition de 72 millions de francs, dont 15 millions apportés par la Province Sud, qui permet à l’association de pérenniser ses activités autour de la seconde main.

Côté culture, le musée maritime a rouvert ses portes après six semaines de travaux, avec des animations pour les vacances. Le festival de cinéma Récifs prépare également sa deuxième édition, du 30 octobre au 21 novembre, avec des projections dans quinze communes.

Et puis la jeunesse reste au cœur des initiatives : 34 rendez-vous organisés par l’ADI pour encourager l’entrepreneuriat, tandis que France Volontaires propose quinze missions internationales dans le Pacifique et en Asie.

En refermant cette journée, je me suis dit que la France venait peut-être de franchir une étape importante pour ses minerais stratégiques. Mais ici, à Nouméa, la véritable bonne nouvelle sera celle qui permettra de maintenir nos usines, nos emplois et notre savoir-faire industriel. Car devenir le premier actionnaire d’Eramet, c’est une chose. Donner un avenir à la SLN, c’en est une autre.

Bref