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1 077 jeunes remis en selle

15 octobre 2026 à 11:00
4 min de lecture
1 077 jeunes remis en selle

Résumé IA

La commission plénière pour la refondation économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie se réunit le 14 octobre au Haut-Commissariat, avec 84,1 milliards de francs CFP engagés au troisième trimestre. Le plan de relance finance 104 projets, tandis qu’une compagnie du RSMA s’implante à Dumbéa. L’objectif des 1 000 solutions pour la jeunesse est dépassé avec 1 077 solutions effectuées au 25 septembre.

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Neuf milliards engagés, plus d’une centaine de projets, une nouvelle compagnie du RSMA à Dumbéa.
Le Pacte de refondation n’est plus une promesse : il commence à produire des résultats.

Une commission qui reprend le fil après les provinciales

Les élections sont passées. Le travail, lui, continue.

La commission plénière pour la refondation économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie s’est réunie pour la première fois depuis le scrutin provincial, ce mardi 14 octobre, au Haut-Commissariat de la République.

Un signal clair.

Celui d’une continuité assumée entre l’État et les acteurs locaux, autour de trois priorités qui ne souffrent aucun débat : soutenir l’économie, donner des perspectives à la jeunesse et redresser les finances publiques.

Autour de la table, le haut-commissaire de la République et le directeur de la Mission interministérielle Nouvelle-Calédonie, la MINC, ont présenté l’état d’avancement du Pacte.

Leur constat est simple : la mise en œuvre progresse, et les premiers effets sont là.

Les chiffres du tableau de suivi arrêté au 25 septembre le confirment.

Sur le volet économie et nickel, les montants engagés sont passés de 14,3 milliards de francs CFP au premier trimestre à 43 milliards au deuxième, pour atteindre 84,1 milliards au troisième trimestre.

Côté finances publiques, rien n’était engagé en début d’année. On en était à 10,7 milliards au deuxième trimestre, puis à 30,4 milliards au troisième.

Le volet social, enfin, a démarré plus tard. Il affiche 705 millions de francs CFP engagés au troisième trimestre.

La dynamique est réelle. Elle reste désormais à transformer dans la durée.

Relance et attractivité : des milliards qui deviennent des chantiers

Le plan de relance est sans doute la partie la plus visible du dispositif.

104 projets financés sur l’ensemble du territoire.

9,6 milliards de francs CFP déjà engagés.

Derrière ces montants, il y a des entreprises qui reprennent des commandes, des communes qui lancent des travaux, des salariés qui retrouvent de l’activité.

Le suivi des vagues 1 et 2 montre une montée en puissance régulière. De fin mai à mi-septembre, le nombre d’opérations engagées n’a cessé de croître.

Un point mérite toutefois l’attention : les paiements effectivement versés restent encore nettement inférieurs aux sommes engagées. C’est le prochain test. Un euro promis ne vaut que lorsqu’il arrive sur le terrain.

L’autre front, c’est l’attractivité.

Le sommet Choose Outre-mer a permis de concrétiser deux ambitions inscrites dans le Pacte.

La première concerne le tourisme. Un partenariat avec Atout France, l’opérateur de l’État chargé de la promotion touristique, a été conclu pour un montant de 417 millions de francs CFP.

La seconde touche au nerf de la guerre : le financement des entreprises.

Un compartiment spécifiquement dédié aux entreprises calédoniennes a été créé au sein du fonds à impact « Outre-mer » One. Il est doté de 1,5 milliard de francs CFP.

Ces deux ambitions ont été portées conjointement avec la Nouvelle-Calédonie. Elles sont financées par le Pacte de refondation.

Le message est limpide. La Nouvelle-Calédonie n’a pas vocation à vivre sous perfusion. Elle a vocation à attirer, à investir, à produire.

C’est précisément ce que ces outils cherchent à rendre possible.

Jeunesse et finances publiques : un cap tenu jusqu’en 2027

Reste la jeunesse. Le dossier le plus sensible, et peut-être le plus décisif.

Son symbole tient en un lieu : Dumbéa.

C’est là que s’implantera la nouvelle compagnie du Régiment du service militaire adapté, annoncée mi-septembre par la ministre des Outre-mer.

Le RSMA, c’est une méthode qui a fait ses preuves. Discipline, formation, insertion professionnelle. Pas d’assistanat : un cadre, des exigences et un métier au bout.

Les autres indicateurs vont dans le même sens.

L’objectif des 1 000 solutions pour la jeunesse est déjà dépassé, avec 1 077 solutions effectuées au 25 septembre, entre contrats aidés, services civiques, RSMA et parcours de remobilisation.

Le programme des 100 postes pour la jeunesse atteint lui aussi sa cible en programmation. Une partie est financée et en cours en 2026, le reste sera déployé en 2027.

Des chiffres qui comptent. Derrière chacun d’eux, un jeune Calédonien qui se lève le matin pour travailler ou se former, plutôt que de rester sur le bord du chemin.

Sur le plan budgétaire, l’engagement de l’État ne faiblit pas.

Le soutien financier restera fort d’ici la fin de l’année, puis en 2027, à travers les crédits alloués dans le projet de loi de finances.

Les efforts de tous se poursuivent.

L’État est au rendez-vous. Les acteurs locaux aussi. Le Pacte de refondation avance, projet après projet, et il le fait dans le cadre de la République.

Pour la Nouvelle-Calédonie, c’est la meilleure des garanties.

(Crédit photo : SMA)