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L'actualité locale

Cyclone, tsunami : êtes-vous vraiment prêt ?

18 octobre 2026 à 08:05
5 min de lecture
Cyclone, tsunami : êtes-vous vraiment prêt ?

Résumé IA

Le gouvernement calédonien organise le Village de la résilience au CISS Sud le samedi 17 octobre, dans le cadre de la Journée nationale de la résilience. L'événement vise à préparer la population aux risques naturels et technologiques, en promouvant les bons réflexes et l'engagement citoyen en matière de sécurité civile.

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Pas d’assistanat face à la catastrophe : la sécurité, ça se prépare.
Samedi, au CISS Sud, le gouvernement calédonien a rappelé à chacun qu’il est le premier maillon de la chaîne.

Une déclinaison locale d’un rendez-vous national

Il existe deux façons d’aborder une catastrophe.

Attendre que l’État vienne tout régler. Ou s’y préparer soi-même, en adulte responsable.

Samedi 17 octobre, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a clairement choisi la seconde. Au Centre d’intervention et de soutien spécialisé Sud, le CISS Sud, il organisait le Village de la résilience, une journée entière consacrée à la préparation de la population face aux risques naturels et technologiques.

Le message était limpide. La sécurité civile n’est pas un service qu’on consomme. C’est une affaire collective, où chacun a sa part.

L’événement s’inscrivait dans la Journée nationale de la résilience, la JNR.

Son ambition, à l’échelle du pays, est simple : diffuser une véritable culture du risque dans tous les publics. Concrètement, il s’agit que chaque citoyen connaisse les dangers majeurs qui peuvent le frapper, comprenne comment fonctionnent les dispositifs d’alerte et sache adopter les bons réflexes. Pour lui-même. Et pour les autres.

En 2026, la JNR ne se limite pas à une date. Elle se déploie sur toute l’année, avec un temps fort national fixé au 13 octobre.

La Nouvelle-Calédonie a pris sa place dans ce mouvement. Par l’intermédiaire de sa direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR), le gouvernement a mené ou proposé plusieurs actions relais sur le territoire depuis le début de l’année. Toutes poursuivaient le même but : faire connaître aux Calédoniens les principaux risques auxquels ils sont exposés, et promouvoir les comportements qui protègent.

Le Village du 17 octobre en constituait l’aboutissement local.

Se préparer aujourd’hui, pour tenir demain

Le constat de départ ne souffre aucune discussion. Le territoire est exposé à des risques naturels et technologiques, et la préparation de chacun est un enjeu majeur de sécurité collective.

Savoir qu’un danger existe ne suffit pas.

Il faut aussi savoir comment on sera prévenu, quoi faire au moment où l’alerte tombe, et être capable d’agir, pour soi comme pour son voisin. C’est sur ces piliers que repose la résilience d’un territoire. Pas sur des slogans.

Pour y parvenir, le Village a rassemblé un large éventail d’acteurs : services de secours, collectivités, associations, établissements publics, acteurs environnementaux, experts et partenaires institutionnels. Tous engagés, chacun à sa manière, dans la prévention des risques, la sécurité civile et la protection des populations comme de l’environnement.

Le format faisait le pari du concret.

Stands, ateliers, démonstrations, exercices pratiques et animations étaient au programme. L’idée n’était pas d’écouter un discours, mais de s’informer, d’échanger et surtout d’expérimenter. Les différents espaces devaient permettre au public de mieux cerner les risques propres à la Nouvelle-Calédonie, de comprendre les dispositifs d’alerte et les moyens de se préparer.

Et, surtout, de découvrir les gestes qui font la différence. Avant la crise, pendant, et après.

Car c’est souvent là que tout se joue. Dans les premières minutes, quand les secours ne sont pas encore arrivés et que seuls ceux qui savent peuvent agir.

L’événement ne se veut pas un coup unique. Le gouvernement entend l’installer dans la durée, comme un véritable espace de rencontre avec le grand public, capable de faire naître une culture partagée du risque et de renforcer, année après année, la préparation de chacun.

Rapprocher ceux qui protègent de ceux qu’ils protègent. Et faire de chaque Calédonien un acteur de sa propre sécurité.

L’engagement plutôt que la plainte

C’est sans doute le point le plus fort de cette journée.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a saisi l’occasion pour rappeler une évidence trop souvent oubliée : la sécurité civile est l’affaire de tous. Face aux risques qui pèsent sur le territoire, chaque citoyen peut, à son niveau, contribuer à protéger ses proches et la collectivité.

Le Village a donc aussi servi de vitrine à l’engagement.

Le public a pu y découvrir les différentes manières de devenir acteur de la sécurité civile, notamment en rejoignant les associations agréées de sécurité civile. Celles-ci sont reconnues par le gouvernement via la DSCGR. Elles interviennent aux côtés des pouvoirs publics et des services de secours dans la prévention, la sensibilisation, la formation aux gestes qui sauvent et le soutien aux populations en situation d’urgence.

Des partenaires essentiels, donc. Et des portes d’entrée concrètes pour qui veut s’investir.

Les leviers d’action ne manquent pas. Se renseigner sur les risques. Se former aux premiers secours. Préparer son foyer à affronter une situation d’urgence. Donner de son temps comme bénévole au sein d’une association.

Rien de spectaculaire. Mais tout cela contribue à rendre le territoire plus solide.

À travers cette initiative, l’exécutif calédonien a voulu encourager chacun à prendre une part active à la sécurité collective. Une philosophie qui tranche avec la tentation, si répandue, de tout attendre des autres.

La formule retenue par le gouvernement résume l’esprit de la journée : mieux préparés, mieux informés et plus mobilisés, les Calédoniens sont collectivement plus résilients face aux risques.

Chaque engagement compte. Le reste relève de la responsabilité de chacun.

(Crédit photo : Pierre-Jean RAOUL Cellule communication des FANC)