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L'actualité locale

Ils patrouillent à cheval à Touho

18 octobre 2026 à 09:00
3 min de lecture
Ils patrouillent à cheval à Touho

Résumé IA

À Touho, des gendarmes du PSIC de Bourail et de la brigade locale patrouillent à cheval pendant quatre jours, des tribus jusqu'au centre-bourg. La mission vise à rencontrer les habitants, sécuriser la sortie des écoles et contacter les commerçants. Cette présence s'inscrit dans la démarche #AllerVers pour renforcer le lien avec la population.

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À Touho, les gendarmes ont troqué le moteur pour le sabot.
Quatre jours de patrouilles à cheval, des tribus jusqu’au village : l’État au contact, sans détour.

Quatre jours sur le terrain, au rythme des chevaux

Il y a des images qui disent plus qu’un long discours.

Celle de gendarmes à cheval remontant les routes de Touho en fait partie. Du 5 au 8 octobre 2026, les cavaliers du Peloton de surveillance et d’intervention à cheval (PSIC) de Bourail ont quitté la côte Ouest pour sillonner cette commune de la côte Est.

Ils n’étaient pas seuls. Les militaires de la brigade locale les ont épaulés tout au long de la mission, mettant à profit leur connaissance fine du secteur et de ses habitants.

Le programme était simple, presque à l’ancienne : patrouiller, se montrer, parler. Et multiplier les passages là où vit la population.

Ce n’est pas un gadget. C’est une méthode.

Des tribus au centre-bourg, une présence partout

Les cavaliers ne se sont pas contentés de la route principale.

Ils sont allés dans les tribus de Touho Mission, Teganpaik, Ouanache et Tiouandé, avant de rejoindre le centre-bourg. Partout, le même objectif : aller à la rencontre des habitants, échanger, et renforcer le lien entre la gendarmerie et la population.

Au village, la présence des militaires a pris une dimension très concrète. Les patrouilles ont permis de sécuriser la sortie des élèves de l’école publique, un moment du quotidien où la vigilance compte. Les gendarmes en ont aussi profité pour prendre contact avec les commerçants locaux, ceux qui font vivre le bourg et qui sont souvent les premiers à voir ce qui s’y passe.

Une gendarmerie qui connaît les visages, qui sait à qui parler, qui est identifiée par les familles et les commerçants : voilà ce que construit ce type de mission. Patiemment.

Dans une Nouvelle-Calédonie qui a besoin de repères, voir l’uniforme de la République circuler sereinement des tribus jusqu’au cœur du village n’a rien d’anodin. C’est l’État qui assume sa présence, sans arrogance et sans complexe.

Le cheval, un atout qui ouvre le dialogue

Pourquoi le cheval ?

Parce qu’il facilite les échanges. Sa présence suscite naturellement la curiosité. On s’approche, on pose une question, on engage la conversation. Là où une voiture de patrouille passe, le cheval s’arrête et attire.

Pour les militaires, c’est une autre manière d’aller au contact de la population, plus directe, plus humaine, au plus près de son quotidien. Une présence visible, accessible, qui ne met pas de distance entre le gendarme et celui qu’il protège.

Cette mission s’inscrit pleinement dans la démarche #AllerVers portée par la gendarmerie. Le principe tient en quelques mots : être accessibles, aller à la rencontre des habitants et entretenir le lien de confiance, partout sur le territoire.

Partout. Le mot compte.

Car la sécurité ne se décrète pas depuis un bureau. Elle se construit sur le terrain, au contact, par la constance. À Touho, pendant quatre jours, les cavaliers de Bourail en ont fait la démonstration.

(Crédit photo : Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie)