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Le secret d’un club qui dure depuis 55 ans

24 octobre 2026 à 11:00
3 min de lecture
Le secret d’un club qui dure depuis 55 ans

Résumé IA

Vendredi 23 octobre, l'association des Piroguiers du Mont-Dore fête ses 55 ans lors d'une réception au cours de laquelle Sonia Backes et Christophe Dabin décorent Pascale Poaniewa et Claude Sakoumory. Le club inaugure également son nouveau hangar, financé par le budget participatif de la province Sud.

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Cinquante-cinq ans. Plus d’un demi-siècle de pagaies, de bénévolat et de fidélité au lagon.

Au Mont-Dore, une association a prouvé qu’on peut durer quand on construit, plutôt que d’attendre.

Cinquante-cinq ans sans lâcher la pagaie

Il y a des anniversaires qui se fêtent à coups de feux d’artifice. Et d’autres qui se célèbrent entre gens qui se connaissent, qui ont partagé les mêmes départs à l’aube et les mêmes retours fourbus.

Celui des Piroguiers du Mont-Dore appartient clairement à la seconde catégorie.

Vendredi 23 octobre, l’association a marqué ses 55 ans. Une réception chaleureuse, pensée pour regarder le chemin parcouru autant que celui qui reste à tracer.

Cinquante-cinq ans, c’est long. C’est plusieurs générations de rameurs. Des enfants devenus parents, puis entraîneurs. Des bénévoles qui ont donné des milliers d’heures sans jamais tendre la main pour réclamer quoi que ce soit.

C’est précisément à eux que la soirée était dédiée.

Pas aux slogans. Pas aux postures. À ceux qui font tourner la machine, discrètement, chaque semaine.

Dans le public, la province Sud avait fait le déplacement en force. Sonia Backes, présidente de l’assemblée provinciale, était là, entourée de Brieuc Frogier, son 2ᵉ vice-président, et de l’élue Marie-Laure Ukeiwë. Une présence qui disait une chose simple : ceux qui s’investissent pour la collectivité méritent qu’on vienne les saluer.

L’or et l’argent pour ceux qui tiennent la barre

Le temps fort est arrivé avec les décorations.

Sonia Backes et Christophe Dabin, à la tête du Comité territorial olympique et sportif (CTOS), ont épinglé Pascale Poaniewa et Claude Sakoumory. Tous deux ont reçu les médailles d’or et d’argent du sport et de l’engagement associatif.

On ne décroche pas ce genre de distinction sur un coup d’éclat.

Il faut des années. De la régularité. De la loyauté envers un club et envers ceux qu’on accompagne.

Voilà une France, et une Calédonie, qu’on aimerait voir plus souvent à la une. Celle qui récompense l’effort plutôt que la plainte. Celle qui distingue ceux qui donnent leur temps, et non ceux qui exigent tout des autres.

Le symbole est d’autant plus fort que les institutions s’y associent. Quand la province et le mouvement sportif se retrouvent côte à côte pour honorer deux bénévoles, ils rappellent que le tissu associatif reste l’un des premiers remparts de la cohésion. Un club qui fonctionne, ce sont des jeunes encadrés, des règles respectées, un esprit d’équipe qui se transmet.

Le passé affiché, l’avenir sous toit

Les murs racontaient aussi l’histoire du club.

Une exposition rétrospective déroulait cinq décennies et demie d’aventure nautique. De quoi rappeler aux nouvelles recrues qu’elles s’inscrivent dans une lignée, et qu’un héritage, ça se respecte.

Mais l’événement ne s’est pas réfugié dans la nostalgie.

Le club a inauguré son nouveau hangar. Un outil concret, attendu, qui change le quotidien des rameurs.

Son financement ? Le budget participatif de la province Sud, à hauteur de 6,5 millions de francs CFP.

Pour une fois, l’argent public se voit, se touche, se mesure. Pas de dispositif opaque ni de saupoudrage : une structure solide, au service direct des jeunes et de la pratique des sports nautiques au Mont-Dore.

C’est exactement le principe d’un budget participatif bien utilisé. Une association porte un projet sérieux, le défend, et la collectivité l’accompagne jusqu’au bout.

La pirogue a cette vertu particulière : personne n’y avance seul. Chaque coup de pagaie compte, et le bateau ne file droit que si l’équipage est synchronisé.

Ce vendredi, élus, bénévoles, familles et dirigeants sportifs ont ramé dans le même sens.

À 55 ans, les Piroguiers du Mont-Dore n’ont pas l’âge de la retraite.

Ils ont celui d’un nouveau départ.

(Crédit photo : page Facebook "Les piroguiers du Mont-Dore")