Le choc est brutal dans les rangs du RSMA. Un officier a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles présumés commis sur trois militaires entre juillet 2024 et avril 2025. Le procureur l’a confirmé dimanche, ouvrant une affaire sensible dans une institution habituellement présentée comme un modèle de discipline. Au cœur du dossier : des accusations graves, une détention provisoire immédiate et une défense qui dénonce une mesure excessive.
Un officier mis en examen et placé en détention provisoire
Conformément aux réquisitions du parquet, le juge des libertés et de la détention a décidé de placer l’officier en détention provisoire. Une mesure lourde, justifiée selon l’autorité judiciaire par la gravité des faits allégués et la nécessité de préserver l’enquête en cours.
Selon les premières informations communiquées, les faits reprochés se seraient déroulés sur une période de près de neuf mois, impliquant trois militaires sous ses ordres. La chronologie des plaintes et témoignages constitue désormais l’ossature de l’instruction.
Une défense offensive : contestation totale et appel immédiat
Dans un communiqué adressé à la presse, l’avocat de l’officier se montre catégorique : son client « conteste formellement les faits ».
L’homme affirme avoir déjà livré deux versions complètes aux enquêteurs : une première fois en garde à vue, puis lors de sa comparution initiale devant le juge d’instruction.
La défense a également annoncé avoir fait appel du placement en détention, estimant que les conditions ne seraient pas réunies pour justifier une privation de liberté aussi rapide. L’avocat entend demander un placement sous contrôle judiciaire lors de l’audience à venir devant la cour d’appel, au cours de laquelle il espère présenter des éléments favorables à son client.
Un appel au respect de la vie privée dans un dossier sensible
Face à la médiatisation croissante du dossier, l’avocat a tenu à rappeler un point : la nécessité absolue de protéger la vie privée de l’officier et de sa famille.
Il appelle à ce que la justice puisse avancer « dans la plus grande sérénité », sans pression extérieure ni emballement médiatique.
Pour l’heure, l’enquête se poursuit, et l’instruction devra déterminer si les faits dénoncés relèvent d’une dynamique pénale avérée ou d’accusations contestées dans un contexte hiérarchique militaire particulièrement sensible.

















