Régie Pub
mercredi 21 janvier 2026
La Dépêche de Nouméa
En direct
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
La Dépêche de Nouméa
En direct
No Result
View All Result

Les radicaux ne comprennent pas l’accord de Nouméa

La Dépêche par La Dépêche
21 janvier 2026
dans Tribune
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
6 minutes

Depuis plusieurs mois, le débat politique en Nouvelle-Calédonie est de plus en plus parasité par une lecture volontairement tronquée de l’Accord de Nouméa. À entendre certains discours, cet accord aurait contenu, dès son origine, une promesse implicite d’indépendance automatique, presque mécanique, dès lors que le processus serait engagé jusqu’à son terme. Cette interprétation, souvent reprise sans nuance sur la scène internationale, ne correspond pourtant ni à la lettre ni à l’esprit du texte signé en 1998.

L’accord de Nouméa n’a jamais été conçu comme un chèque en blanc. Il s’agit au contraire d’un contrat politique précis, équilibré, exigeant, fondé sur une logique de compromis et de responsabilité partagée entre l’ensemble des partenaires.

Ce que disait réellement l’accord de Nouméa

L’accord reposait sur une architecture claire : la reconnaissance d’une histoire et d’une identité, une émancipation progressive à travers des transferts de compétences, puis une consultation démocratique du peuple calédonien. Trois référendums étaient prévus. Ils ont eu lieu. Mais l’un des points les plus structurants du texte, trop souvent oublié aujourd’hui, résidait dans la suite du processus.

Il était explicitement prévu qu’à l’issue des consultations, quelles qu’en soient les conclusions, les partenaires se retrouvent pour analyser la situation ainsi créée et envisager ensemble les évolutions institutionnelles possibles. Cette séquence n’avait rien d’accessoire : elle constituait le cœur même de l’accord. Se réunir autour d’une table après la victoire d’un camp sur l’autre n’avait pas pour objet de prolonger l’affrontement, mais précisément de transformer une victoire politique en une victoire collective, partagée, capable de rassembler au-delà des clivages référendaires.

Il n’était écrit nulle part que l’un des camps pourrait décider seul. Il n’était écrit nulle part que gagner autoriserait à imposer. Il n’était écrit nulle part que perdre permettrait d’effacer le cadre commun.

Trois référendums, un résultat, une obligation politique

Les trois référendums ont produit un résultat clair : la Nouvelle-Calédonie n’a pas choisi l’indépendance. Ce fait démocratique, incontestable, ne donne pourtant aucun droit particulier aux loyalistes pour imposer unilatéralement une départementalisation ou un retour pur et simple au droit commun. Et ils ne l’ont pas fait.

En revanche, ce résultat crée une obligation politique majeure pour l’ensemble des acteurs, et notamment pour les indépendantistes : celle de respecter la clause centrale de l’accord, à savoir s’asseoir autour de la table afin d’analyser la situation ainsi créée et de construire collectivement une solution politique nouvelle.

Qui respecte aujourd’hui l’accord de Nouméa ?

Contrairement à une idée largement entretenue, une grande partie des indépendantistes respecte aujourd’hui pleinement l’accord de Nouméa. Ces responsables politiques acceptent le résultat des référendums, reconnaissent que le peuple s’est exprimé et considèrent que la phase suivante ne peut être ni le blocage ni l’affrontement, mais la négociation.

Cette démarche est précisément celle portée par l’UNI-Palika, qui a fait le choix de participer aux discussions, d’assumer des signatures et d’entrer dans une logique de construction collective, conforme à l’esprit du texte fondateur.

Le refus du FLNKS d’analyser la situation créée

Le problème n’est donc pas l’accord de Nouméa en lui-même. Le problème réside dans le refus persistant du FLNKS d’en respecter la totalité, et en particulier la phase qui suit les référendums.

Pour le FLNKS, il n’existe pas de « situation ainsi créée » à analyser. Il n’existe qu’une logique de victoire. Gagner un référendum, ou gagner tout court. Dans cette lecture, le peuple ne choisit réellement que lorsqu’il valide une option prédéterminée. En dehors de ce cadre, le vote devient contestable, la démocratie devient conditionnelle et l’accord de Nouméa perd toute sa substance.

Une discussion qui suppose des reconnaissances réciproques

Toute discussion sérieuse autour de la table prévue par l’accord de Nouméa ne peut aujourd’hui s’ouvrir qu’à une condition préalable : une reconnaissance commune et partagée. Reconnaissance du résultat des référendums, d’abord, car ils constituent un fait démocratique indiscutable. Reconnaissance de la légitimité du peuple kanak, ensuite, dans son histoire, sa culture et ses aspirations. Mais aussi reconnaissance de la légitimité du courant loyaliste, dans toute sa diversité politique et humaine.

C’est précisément cette reconnaissance croisée, loin des postures exclusives, qui permettrait de redonner du sens au dialogue et d’inscrire la discussion dans un cadre apaisé, conforme à l’esprit de l’accord.

Une lecture dangereuse de la démocratie

Refuser ces évidences pose un problème démocratique fondamental. Si le peuple ne peut choisir que lorsqu’il vote dans le sens attendu, alors le vote perd sa valeur. Si perdre autorise à bloquer indéfiniment le processus ou à chercher à imposer par la pression ce qui n’a pas été obtenu dans les urnes, alors le contrat démocratique est rompu.

L’accord de Nouméa n’a jamais prévu une prise de pouvoir par la force, qu’elle soit politique, institutionnelle ou symbolique. Il reposait au contraire sur la reconnaissance mutuelle et l’acceptation du compromis.

Respecter l’accord, c’est accepter la discussion

Respecter l’accord de Nouméa ne signifie pas renoncer à ses convictions. Cela signifie accepter que la démocratie produise parfois des résultats insatisfaisants pour certains, et que la seule issue responsable consiste à discuter, négocier et construire ensemble.

C’est précisément la posture adoptée aujourd’hui par les loyalistes. C’est également celle d’une majorité d’indépendantistes, conscients que l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ne peut se bâtir contre une partie de sa population, ni dans le déni des réalités politiques issues des urnes.

Le choix entre compromis et rupture

La Nouvelle-Calédonie se trouve aujourd’hui à un carrefour décisif. Soit elle respecte pleinement l’accord de Nouméa, dans toutes ses dimensions, y compris celle qui impose de se retrouver autour d’une table après les référendums. Soit elle accepte une lecture radicale et partielle du texte, dans laquelle l’accord ne serait valable que tant qu’il mène à une victoire prédéfinie.

Dans le premier cas, une voie de stabilité reste possible. Dans le second, il n’y a que l’impasse. L’accord de Nouméa n’a jamais été conçu comme un instrument de domination. Il a été pensé comme un outil de paix. Le trahir aujourd’hui, ce n’est pas le défendre.

Tags: accord de nouméaFLNKSloyalistesuni

Continuer la lecture

La Dépêche de Nouméa : 8 jours après le lancement, l’heure des comptesTribune

La Dépêche de Nouméa : 8 jours après le lancement, l’heure des comptes

9 Juin 2025
FLNKS : un futur politique entre les mains d’acteurs non élusTribune

FLNKS : un futur politique entre les mains d’acteurs non élus

13 Août 2025
24 septembre : la fin de l’illusion radicaleTribune

24 septembre : la fin de l’illusion radicale

24 Sep 2025
L’ombre politique derrière le Guidance FestivalTribune

L’ombre politique derrière le Guidance Festival

20 Août 2025
Article précédent

Groenland : Trump passe à la vitesse supérieure

Article Suivant

API la savate : la pyramide s’écroule

Article Suivant

API la savate : la pyramide s’écroule

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

En direct

21/01 à 16:15

API la savate : la pyramide s’écroule

Depuis plusieurs jours, une rumeur persistante circule sur les réseaux sociaux et dans de nombre...

21/01 à 15:38

Les radicaux ne comprennent pas l’accord de Nouméa

Depuis plusieurs mois, le débat politique en Nouvelle-Calédonie est de plus en plus parasité p...

21/01 à 15:25

Groenland : Trump passe à la vitesse supérieure

Après avoir été moquée, l’idée d’une acquisition américaine de l’île sous souveraine...

21/01 à 13:07

FLNKS : qui impose quoi à qui ?

À chaque communiqué, le même mantra : aucun accord ne serait possible « sans le peuple kanak ...

21/01 à 12:00

1793 : la République tue son roi pour survivre

En France, certaines dates ne relèvent pas du folklore mais de la mémoire tragique de la Nation...

21/01 à 10:02

Air Tahiti Nui au bord du chaos : les salariés lancent l’alerte

Deux ans de bouleversements internes, une gouvernance contestée, un cap stratégique flou.À Air...

21/01 à 09:00

Après La Niña, le retour à la normale climatique dès 2026

La météo ne se gouverne pas à coups d’incantations idéologiques, mais à partir de données...

21/01 à 08:05

Après l’effondrement, la SLN joue son va-tout industriel

La Société Le Nickel sort lentement de l’année la plus éprouvante de son histoire récente....

21/01 à 06:30

À l’Assemblée, la ministre des Outre-mer recadre LFI sur la Calédonie

À l’Assemblée nationale, le dossier calédonien s’est invité au cœur d’un échange tend...

21/01 à 05:36

Je me suis réveillé, le calendrier était posé

Je me suis réveillé. J’ai allumé la radio. À Paris, Élysée-Oudinot a été signé.Pas un ...

Logo La Depeche
L'actualité en continue
sur La Dépêche
logo ladepeche nc

RUBRIQUES

  • Au delà du récif
  • Economie
  • Le Débrief
  • Le Talk
  • Opinions
  • Politique
  • Société
  • Vidéos

Le réseau

  • OcéaneFM
  • Le JDD
  • La Dépêche de Nouméa
  • SudTV
  • La Factory

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

  • À votre avis ?
  • Accueil
  • BTM Radio
  • Contact
  • Le Flux
  • Mentions Légales
  • Météo
  • Politique de Confidentialité
  • Politique de cookies
  • Régie Pub

© 2025 - La Dépêche de Nouméa

MACRON SOUS CONTRAINTE, BACKèS MET LA PRESSION SUR L’ETATÀ L’ÉLYSéE, METZDORF MET LA PRESSION à MACRONDU RATTRAPAGE à LA 5G : LA STRATéGIE QUI PAIEPROVINCE SUD : LE PERMIS DE CHASSER PASSE à L’èRE DU CONTRôLEBOULEVARD DES MOTS, PéNURIE DE SOLUTIONSSéCURITé EN PRISON : LE RAPPORT QUI DéRANGE LA CHANCELLERIEPOUVOIR D’ACHAT : LA CANTINE DE NOUMéA ALLéGéE GRâCE à L’ÉTATJAPON-PHILIPPINES : UN ACCORD MILITAIRE POUR CONTRER LA CHINE

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

Gérer le consentement
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo

© 2025 - La Dépêche de Nouméa