À un peu plus d’un mois des municipales, la campagne du Mont-Dore entre dans une phase concrète. L’actuelle maire, Elizabeth Rivière, a officiellement lancé sa dynamique électorale en présentant sa liste baptisée « Tous ensemble pour le Mont-Dore », lors d’un rassemblement organisé à la salle des communautés du Vallon-Dore, devant quelques dizaines de militants et de sympathisants.
Une candidature revendiquée hors des codes classiques
La maire sortante assume un positionnement volontairement dégagé des étiquettes partisanes traditionnelles. Une orientation qu’elle justifie par une volonté de recentrer l’action municipale sur le service rendu aux habitants, et non sur des trajectoires politiques personnelles.
La responsabilité de maire, ce n’est pas quelque chose qu’on prend à la légère
C’est un engagement pour les gens, chaque jour, mais aussi chaque nuit, quand le téléphone sonne parce qu’il y a des difficultés
Désignée pour succéder à Eddie Lecourieux après sa démission pour raisons de santé en mai 2025, Elizabeth Rivière rappelle avoir exercé pleinement ses fonctions depuis sept mois, dans un contexte exigeant.
Il faut souvent prendre des décisions en urgence
Et à chaque fois, on se demande si on a fait tout ce qu’on pouvait faire, et si on aurait pu faire mieux
Si aucun ancien maire, Eric Gay, Eddie Lecourieux ou Pierre Frogier, n’était présent lors de ce lancement, l’intéressée assure qu’il n’existe aucune rupture politique avec le Rassemblement, une position confirmée par les responsables du parti.
Je crois qu’il faut être sérieux
Et qu’il ne faut pas utiliser un mandat de maire pour des ambitions politiques
Proximité, sécurité et perception du terrain
Le message porté par la candidate repose sur une approche de proximité et de pragmatisme. Le logo de campagne, articulé autour d’une pirogue, se veut un symbole de cohésion et de vivre-ensemble, avec l’objectif affiché de recréer un lien de confiance entre les habitants, quartier par quartier.
Sur la question de l’insécurité, Elizabeth Rivière adopte une lecture globale. Elle rappelle que la délinquance ne constitue pas une singularité propre au Mont-Dore, souligne la présence permanente des forces de gendarmerie sur la commune, et met en garde contre une perception parfois amplifiée par certains discours sur les réseaux sociaux.
Reste que ce positionnement expose aussi la maire sortante à une équation plus exigeante que celle de ses adversaires. Lorsqu’on sollicite un nouveau mandat, les sujets sensibles comme la sécurité, la tranquillité publique ou le cadre de vie ne se jugent plus à l’intention, mais à l’aune d’un bilan, que les électeurs attendent désormais de voir assumé.
Une équipe revendiquant diversité et expérience
La liste « Tous ensemble pour le Mont-Dore » se veut plurielle, rassemblant des profils issus de différents horizons économiques, associatifs et politiques. Parmi eux figure notamment Thierry Cornaille, ancien membre du gouvernement sous l’étiquette Calédonie Ensemble, qui a expliqué publiquement les raisons de son engagement.
Le Mont-Dore est emblématique de la Nouvelle-Calédonie
C’est une vitrine possible de la cohésion sociale et de toutes les communautés
Mondorien de longue date, Thierry Cornaille revendique un ancrage local fort et une expérience issue principalement du monde économique.
J’y habite depuis vingt ans
Je viens du monde économique, un peu du monde sportif et associatif
Selon lui, l’enjeu dépasse largement la seule échéance électorale.
Je me suis engagé parce que je veux que le Mont-Dore soit vraiment la vitrine de la Nouvelle-Calédonie
La liste comprend également Yoan Boewa, petit-fils de Victorin Boewa, ainsi que Olivier Berthelot, adjoint sortant chargé de l’environnement.
Une campagne municipale désormais bien engagée
Face à cette candidature, la course municipale est déjà lancée. Un mois et demi plus tôt, Nina Julié, candidate des Loyalistes, a ouvert sa campagne autour de trois priorités clairement identifiées : sécurité, emploi et attractivité de la commune. Elle s’appuie notamment sur une consultation citoyenne, dont une large majorité aurait placé la sécurité en tête des préoccupations.



















